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Roger Federer a battu un nouveau record. Pour la seizième fois consécutive, le numéro un mondial disputera une demi-finale de Grand Chelem, vendredi face à Gaël Monfils. Un témoin de sa domination sur le tennis mondial et de sa régularité au plus haut-niveau. Pourtant, éliminé en demi-finale de l’Open d’Australie par Novak Djokovic et vainqueur d’un seul tournoi cette saison, le Suisse n’est jamais apparu aussi prenable que depuis quelques mois. Et depuis son arrivée à Roland-Garros, il n’a pas complètement écarté les doutes quant à une forme aléatoire.
Face à des spécialistes de la surface, il lui a fallu un certain temps d’adaptation. Alberto Montanes, lors du deuxième tour, a ainsi réussi à lui arracher le premier set, avant de sombrer. Et face à Fernando Gonzalez, le meilleur joueur du monde est apparu perdu dans la première manche, perdu sur ses coups forts, le service et le coup droit. "Ce n’est jamais facile de commencer un match en perdant son premier jeu de service. Puis un deuxième et un troisième ! Mon coup droit m’a aussi lâché à ce moment-là. J’ai eu un peu peur car la partie ne se déroulait pas comme je le souhaitais" confessait même le Suisse après sa victoire (2/6, 6/2, 6/3, 6/4). De quoi donner quelques raisons d’espérer à Gaël Monfils avant d’affronter le numéro un mondial vendredi. L’étoile est visiblement moins brillante et pourrait se décrocher.
Une réaction cinglante
Reste que si le roi Federer a vacillé sur son trône, il n’en est pas tombé. Il est toujours là et la démonstration de force, physique comme mentale, a été impressionnante. Comme souvent dans les moments importants, il a su serrer le jeu et se reconcentrer sur ses bases pour se montrer bien plus compact face à son adversaire. Auteur de douze fautes directes dans le premier set, il a ensuite oscillé entre quatre et huit fautes par manche, cadrant bien mieux ses frappes en prenant pourtant bien plus de risques que durant le premier set. "Je pense qu’aujourd’hui c’était important pour moi d’avoir un état d’esprit très agressif" expliquait-il après son quart de finale, conscient qu’il ne battrait pas Fernando Gonzalez en se lançant dans de longs échanges de fond de court. "Il fallait surtout que je sois plus agressif sur le court et démonstratif sur les points gagnants. Lui montrer que j’étais bien présent !".
Une chance pour Monfils ?
C’est cette capacité de réaction et cette agressivité que Gaël Monfils devra donc craindre vendredi. Depuis le début du tournoi, le jeune Français n’a pas eu de problèmes pour entamer ses rencontres pied au plancher et prendre ses adversaires rapidement à la gorge. La même tactique pourrait être très efficace face à Roger Federer, mais cette fois, le Parisien ne devra pas relâcher l’étreinte durant toute la rencontre. "Il faut que je serve mieux. Mon pourcentage de premières balles n’est pas assez élevé, mon deuxième service n’est pas encore assez rapide. Il faudrait que je monte un peu plus à la volée aussi, que j’améliore mon jeu vers l’avant" constatait-il avec lucidité. Car même si Roger Federer n’apparaît pas toujours au meilleur de sa forme, c’est un Gaël Monfils des grands jours qui devra faire ses gammes sur le court central.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |