Massa fort comme un Turc
Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
Super Aguri rend les armes
Ferrari prudemment devant
Renault sur la bonne voie
La Formule 1 attend l’Europe pour s’exprimer
Observateurs et concurrents les attendaient largement au-dessus du lot, les Ferrari ont déçu le week-end dernier à Melbourne. La Scuderia elle-même ne s’attendait pas à ce zéro pointé, d’autant plus que Felipe Massa et Kimi Räikkönen ont tous les deux abandonné après des pannes moteurs, touchant l’écurie dans un domaine sur lequel elle avait bâti son succès : la fiabilité. "Nous sommes partis du mauvais pied et rien n’a fonctionné comme prévu. Mais il ne faut pas paniquer. Nous n’étions pas des extra-terrestres avant cette course, mais nous ne sommes pas non plus des charrettes après se qui nous est arrivé !" tempêtait Stefano Domenicali, le directeur sportif de la formation italienne. Le coup est dur pour les Italiennes, mais loin d’être fatal. Les dirigeants ont déjà assuré que les soucis rencontrés en Australie n’avaient rien à voir avec les performances et la santé globale du moteur, mais avec une valve interne qui n’a pas supporté la chaleur océanienne.
Perdre une bataille mais pas la guerre
"Ce n’est pas le résultat d’une course qui va tout changer" confirme Felipe Massa. Pourtant, le pilote brésilien sait que si sur le plan comptable la donne est très loin d’être bouleversée, le résultat désastreux des Ferrari en Australie a dopé les envies de ses concurrentes Présentées comme les ogresses de la compétition, les Ferrari ont perdu beaucoup de leur crédit et surtout la première bataille dans la lutte d’influence qui se joue en tout début de saison. "Ils ne peuvent pas connaître un week-end pire que celui de la semaine dernière. Je suis sûr qu’ils vont repartir et qu’ils vont faire un meilleur boulot. Ils sont très forts, spécialement en course, donc ils devraient être performants" craint Lewis Hamilton.
Le vice-champion du monde ne sait pas si bien dire au vu de la rapidité de réaction démontrée par Ferrari. Le double abandon de leurs monoplaces a réveillé les ingénieurs transalpins qui ont immédiatement renvoyé les moteurs à Maranello pour un examen approfondi. Le problème qui a touché le bloc des deux Ferrari a été identifié et la Scuderia ainsi que son conseiller technique, Michaël Schumacher, assurent que cela ne se reproduira pas à Sepang ce week-end.
Rebondir rapidement
Toutefois, les fortes chaleurs et surtout l’humidité qui règnent au-dessus de la piste malaise laissent craindre de nouvelles difficultés pour les monoplaces transalpines. Mais cette fois, elles n’auront pas le droit à l’erreur. "Nous avons besoin de beaucoup d’humilité, ce qui nous sera bien profitable. Je me réjouis de la prochaine course qui démontrera notre vrai visage" assure toutefois Luca di Montezemolo, le président de Ferrari. Le Grand Prix de Malaisie pourrait donc être à double-tranchant pour l’écurie transalpine. Les longues et rapides lignes droites, sous la chaleur, sont un véritable supplice pour les moteurs. Mais si les monoplaces rouges tiennent le choc, elles ont de quoi tirer leur épingle du jeu au vu de la rapidité et des performances exposées cet hiver.
Les premiers essais effectués ce matin ont confirmé la compétitivité des monoplaces rouges, qui se sont hissés aux deuxième et troisième places de la première séance. Après une frayeur concernant Kimi Räikkönen, arrêté sur le bas-côté, il s’est finalement avéré que le champion du monde manquait d’essence. Il faudra toutefois attendre les qualifications et surtout la course pour savoir si les Ferrari tiennent le choc et surtout si le problème n’était pas plus profond qu’une simple valve défaillante. Les 10 000 km d’essais effectués cet hiver sans aucun problème plaident cependant pour la thèse de l’incident isolé.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |