Sedan renforce son attaque
Retour au pays pour Serge Romano
L’attaque sedanaise à l’infirmerie
Retour à la case départ
Alexandre Bonnet - "Sedan est en train de bâtir une équipe compétitive"
Attaquer la Ligue 2
Un match de la peur. Le dernier sur le terrain de l’antépénultième. La tension était bien au rendez-vous, le jeu un peu moins. Dos au mur depuis de nombreuses semaines, le CSSA se déplaçait à Nantes sans droit à l’erreur, mais avec une motivation presque inhabituelle. Une défaite rapprochait dangereusement les Ardennais de la Ligue 2. En revanche, une victoire les sortait de la dernière place du classement, tout en confirmant la bonne série actuelle. On pouvait s’attendre à une rencontre ouverte, entre deux formations se refusant à fermer le jeu et espérant se sauver par l’offensive. Ce ne fut que partiellement le cas.
Merci Stéphane Trévisan
La pression inhérente au bas de tableau fut palpable tout au long de la rencontre. Bien en place dès l’entame de la rencontre, les Canaris se sont montrés conquérants durant une petite demi-heure, sans pour autant parvenir à se montrer dangereux sur des actions construites. De part et d’autre, les occasions surviennent à la suite de petites erreurs individuelles. Les deux formations éprouvent des difficultés dans la construction et le niveau technique peinent à décoller. Les Ardennais sont trop prévisibles dans leurs actions, manquent de mouvement et de percussion en raison notamment de l’espace existant entre leurs lignes. Pourtant, si les Sedanais peuvent remercier Stéphane Trévisan de préserver un score vierge à la mi-temps, les Nantais reculent progressivement, laissant l’initiative à leurs adversaires du jour.
Très brouillons dans la finition, les Ardennais tentent d’accélérer au retour des vestiaires. Face à une formation nantaise donnant l’impression de se décomposer à mesure que s’égrènent les minutes, Sedan s’installe petit à petit dans la moitié de terrain des Canaris. Les joueurs de José Pasqualetti assurent mieux leurs passes, écartent enfin le jeu et Mansour Boutabout, presque invisible en première période, peut exprimer son talent technique sur le flanc droit. Le joueur algérien est même à créditer d’une passe décisive sur le seul but de la rencontre, digne d’un gag, sur un centre de David Ducourtioux de l’aile droite (62e). Avec un ballon plongeant devant le but au premier poteau, Fabien Barthez se troue en reprenant le ballon derrière sa ligne. La réalisation est à l’image de la rencontre, le danger est arrivé avec une erreur individuelle.
Encore beaucoup d’erreurs à corriger
La dernière demi-heure est alors d’un bien meilleur acabit côté ardennais. La confiance revenue, les Sangliers sont plus faciles dans leurs gestes. Les projections vers l’avant sont plus franches, bien que la défense monte de moins en moins. La maitrise technique est de retour permettant à Sedan de gagner du temps tout en maintenant le danger loin de son but jusqu’à la fin de la rencontre. Durant les trente dernières minutes, les Nantais ne se sont créés qu’une seule occasion très chaude, une tête de Diallo magnifiquement repoussée par Trévisan. Néanmoins, malgré le niveau en progression au fil de la rencontre, les Sangliers ne pourront se contenter de ce type de prestations jusqu’à la fin de la saison.
Trop timorés, ils peuvent remercier la maladresse nantaise tout autant que l’incapacité des Canaris à maîtriser le milieu de terrain. Plus globalement, malgré une série positive de six matchs sans défaites, les Ardennais laissent filer trop de points (face à Auxerre et Bordeaux notamment) en raison de ce manque d’assurance. Il faudra voir face à Toulouse comment se comporte la formation de José Pasqualetti. Une rencontre qu’elle n’abordera pas en position de lanterne rouge, pour la première fois depuis la treizième journée…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |