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Il est partout. François Steyn a à peine vingt ans, et deviendra dimanche soir le plus jeune joueur de l’histoire à disputer une demi-finale de Coupe du monde, mais cela ne l’empêche pas d’être devenu l’un des piliers de la sélection sud-africaine. Du haut de ses quatorze sélections, le jeune joueur des Natal Sharks se fait quasiment indispensable dans le système de jeu de Jake White, son sélectionneur. Au point de ne voir pratiquement que lui lors du quart de finale de l’Afrique du sud face aux Iles Fidji dont il a grandement provoqué la perte. Son manque d’expérience aurait pu l’empêcher de vivre sereinement sa première Coupe du monde. La maturité dont il a fait preuve depuis le début de la compétition et l’assurance acquise depuis plusieurs semaines l’ont placé au centre des regards.
Une polyvalence intéressante
Et si François Steyn se signale avec autant de force, c’est en grande partie grâce à cette polyvalence qui le caractérise. S’il a commencé sa carrière internationale à l’aile, profitant d’une jolie pointe de vitesse pour prendre ses adversaires à revers, il a du se recentrer à l’arrière, lors de sa deuxième sélection, pour remplacer Percy Montgomery, blessé. L’héritage était lourd mais le jeune homme s’en est parfaitement bien sorti. Capable d’évoluer sur toute la ligne d’arrières, il sait également organiser le jeu et a réalisé quelques piges en tant que demi de mêlée, grâce à sa sûreté dans le jeu de passe. Durant la Coupe du monde, c’est en revanche en tant que centre qu’il s’est fait remarquer. Rapide, habile et percutant, il possède un jeu d’attaque qui permet de relancer le jeu de son équipe. Puissant et solide défenseur, il sait se muer en plaqueur intraitable pour stopper les offensives adverses.
Touche à tout, François Steyn cherche surtout à exploiter au maximum ses qualités globales au poste qu’il occupe, quel qu’il soit. Face aux Fidji, on l’a ainsi vu apporter un dynamisme incroyable au jeu sud-africain. Bien que placé au centre, il a cherché à organiser le jeu, tel un demi de mêlée, notamment lorsque les Springboks se trouvaient en difficulté, face à un adversaire revenu à égalité. Mature, il n’a pas hésité à prendre ses responsabilités pour relancer une formation parfois hagarde et pour tenter d’exploiter la moindre brèche adverse par des courses éclairs. S’il faut ajouter à toutes ces qualités une vision du jeu pertinente et un jeu au pied particulièrement puissant – à l’image de Percy Montgomery, il est capable de marquer des pénalités depuis sa moitié de terrain – François Steyn se place comme l’un des joueurs les plus dangereux de l’équipe sud-africaine. Imprévisible, il menace l’adversaire à tout moment. Un vrai poison pour la sélection argentine qui devra avoir l’œil à chaque instant…
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