Garbajosa ne rame plus à Bayonne
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Deux matchs. C’est tout ce qu’a pu disputer Xavier Garbajosa depuis son arrivée à Bayonne en 2007, après treize années passées au Stade Toulousain. Le trois-quarts centre espérait laisser derrière lui toutes ces saisons gâchées par les blessures en quittant la Haute-Garonne. À peine arrivé, il a toutefois multiplié les pépins physiques et n’a jamais pu faire profiter sa nouvelle équipe de son expérience et de ses compétences. Aujourd’hui toutefois l’ancien international semble enfin entrevoir le bout du tunnel et pourrait même rejouer dès samedi, lors de la rencontre entre Bayonne et Albi.
"Ça tirait un petit peu, j’ai fini la rencontre très fatigué, mais j’avais besoin de retrouver le rugby. Il était essentiel pour moi de retrouver la compétition. Tout n’a pas été parfait, loin de là. J’ai connu pas mal de déchets, j’ai parfois effectué de mauvais choix. Mais je ne m’attendais pas à traverser le terrain. Le déchet fait partie de ces matchs de reprise" confiait-il en novembre dernier, alors qu’il tentait déjà de faire un retour à la compétition. Mais comme depuis le début de sa carrière, le bouillonnant Garbajosa avait trop faim de terrain et n’a pas su gérer un retour qui n’a pas été concluant, pour vite retourner à l’infirmerie.
Une carrière gâchée par les blessures
Cette fois pourtant, il a pris son temps et espère pouvoir être utile au groupe qui lui a donné une seconde chance et pourrait lui permettre de connaître les dernières joies d’une carrière longue, mais chaotique. Difficile en effet de nier le talent de l’ancien Toulousain. Sélectionné à 32 reprises en équipe de France, meilleur marqueur d’essais en 2001, 2002 et 2003, le trois-quarts a beaucoup compté dans l’effectif du Stade Toulousain comme chez les Bleus.
Doté d’une pointe de vitesse étonnante et d’une puissance tout aussi efficace, il a fait partie des meilleurs joueurs tricolores, notamment grâce à ses capacités à faire la différence seul. Mais il a toujours été coupé dans son élan par un physique fragile. Victime d’une rupture des ligaments croisés antérieurs et du latéral externe du genou droit en 1995, en sélection junior, il a depuis enchaîné les grosses blessures, l’empêchant d’avoir une carrière plus en adéquation avec son talent et les espoirs placés en lui.
Un nouveau départ ?
"J’ai passé deux ans à être le 24e homme du Stade Toulousain, à jouer le lendemain avec les Espoirs... Et même si le niveau est bon, ce n’est pas le même que lors d’un match de championnat" rappelait-il en novembre dernier, trépignant d’impatience pour retrouver les terrains tricolores. Pas question pour autant de se précipiter. Il sait que c’est en faisant preuve de patience qu’il sera de nouveau un joueur solide, capable de renouer avec le haut-niveau.
"Il va falloir se forcer pour progresser et essayer d’être à un niveau acceptable, voire bon pour pouvoir apporter quelque chose à l’équipe" concluait-il au micro de l’Équipe TV. Car à 32 ans, il n’a peut-être plus la pointe de vitesse de sa jeunesse, ni la même endurance. Mais il lui reste cette polyvalence qui lui permet d’être aussi intéressant au centre, qu’à l’arrière ou sur les ailes. La flamme qui l’a toujours animé n’est toujours pas éteinte malgré ces années de galère. Et s’il prend enfin le temps de prendre soin de lui, Xavier Garbojosa pourrait bien connaître une seconde jeunesse au sein de l’effectif de l’Aviron Bayonnais.
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