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Gérald Cid - "Très heureux de m’être adapté rapidement"
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Pourquoi avoir quitté Bolton après seulement six mois là-bas ?
C’était un choix de quitter la France et d’aller en Angleterre, mais ça ne s’est pas très bien passé. La situation était compliquée et je ne me voyais pas attendre quatre mois et demi et la fin de saison, à très peu jouer, à ne pas me sentir bien, ni être en confiance. Dans un premier temps, je pensais attendre la fin de la saison et puis faire un point. Mais finalement je me suis rendu compte que quatre mois et demi, ce serait long dans la situation dans laquelle j’étais, donc j’ai préféré partir tout de suite. Les conditions n’auraient peut-être pas été réunies par la suite. À ne pas beaucoup jouer pendant ce laps de temps, les choses seraient devenues compliquées.
Vous aviez d’autres propositions, pourquoi avoir choisi Nice en particulier ?
Le discours du coach et des dirigeants m’a séduit. Je connais aussi bien l’effectif. C’est une équipe qui tourne bien. Je ne voulais pas rester en Angleterre, ni repartir à l’étranger, mais vraiment rentrer en France. Il y a eu un ou deux contacts, mais c’est surtout au niveau de Nice que le contact a été le plus fondé. J’ai vraiment senti qu’on voulait de moi. De mon côté, j’étais attiré par le club, par les joueurs. Je me suis rapidement décidé pour Nice.
Quelles sont les différences de jeu que vous avez noté entre l’Angleterre et la France ?
C’est très très différent. En France, c’est beaucoup plus tactique. Le jeu est plus posé. En Angleterre, de la première à la dernière minute, ça part dans tous les sens, il n’y a pas de temps mort. Ici, les deux blocs sont concentrés sur 40-50 mètres alors que là-bas ils jouent sur 60-70 mètres. Du coup, il y a un peu plus d’espaces et pour un défenseur, ce n’est pas évident. On est un peu moins protégé par nos coéquipiers et on joue beaucoup plus souvent sur le fil. En France, c’est plus technique, on prend plus le temps de jouer parce les deux blocs sont bien en place. Au final, c’est tout de même un championnat attrayant parce qu’il y a pas mal de buts.
C’est ce qui vous avait séduit lorsque vous êtes allé à Bolton ?
Je suis parti avec l’idée claire que les championnats espagnol et anglais sont les meilleurs d’Europe et du monde, et je voulais véritablement découvrir la Premier League et d’avoir l’opportunité d’évoluer avec de grands joueurs. Et par rapport aux cinq six dernières années, c’est un championnat où on joue bien plus au ballon qu’il y a dix ans. Mais quand on sort les quatre ou cinq premières équipes, ça reste du championnat anglais avec du jeu long. Toutefois, si c’était à refaire, je le referai, sans hésitation. C’est une bonne expérience, même si ça reste un échec. C’était donc très important pour moi de vite rebondir, de retrouver des sensations et de pouvoir continuer à progresser.
"Nous sommes dix à défendre"
Justement, vous avez trouvé les conditions nécessaires pour rebondir à Nice ?
Il y a moins de temps d’adaptation, puisque je connais le championnat, les joueurs et qu’il n’y a pas la barrière de la langue. Depuis que je suis arrivé, j’ai pas mal joué. Je savais qu’en venant ici, il y aurait une forte concurrence avec les joueurs de retour de la CAN, mais ce n’est pas un souci, j’ai signé en connaissance de cause. Je suis content d’être ici, il y a un bon groupe, on bosse bien à l’entraînement, ce que je n’arrivais plus à faire durant le dernier mois en Angleterre. Je suis surtout très heureux de m’être adapté rapidement. J’ai réussi à me fondre dans le collectif : j’ai essayé d’apporter mes qualités de footballeur, mais également mes qualités en tant qu’homme. C’est aux joueurs qui arrivent de s’adapter au groupe, de faire que ça tourne bien. Moi je suis arrivé tranquillement, sans faire beaucoup de bruit, deux mois après, tout se passe bien.
Quels sont les éléments qui font la force de la défense niçoise cette saison selon vous ?
Il y a un très bon bloc équipe qui travaille bien. Tout le monde travaille, il n’y a pas que quatre défenseurs qui défendent, c’est un ensemble. Si les attaquants et les milieux de terrain ne descendaient pas comme ils descendent, ça serait plus compliqué pour nous et pour le gardien. On défend à dix. Et puis nous avons un excellent gardien, qui sort des parades à des moments clés. Tout cela dépend de la qualité des joueurs, bien entendu, mais c’est un ensemble de choses. Il y a toujours des retouches à faire. S’il n’y en avait pas, on serait encore plus haut au classement. Mais l’équipe pratique déjà un beau football qu’apprécient les téléspectateurs et les supporters qui viennent nous soutenir. On ne se prend pas beaucoup de buts, mais il y encore des choses à améliorer.
Le ralentissement actuel est-il dû à un bloc-équipe moins solidaire ?
Non, parce que l’organisation est toujours la même, tout le monde fait des efforts pour les autres. Mais il y a toujours des périodes de moins bien, un manque de réussite. On a des occasions, mais on ne les met pas au fond. Et puis sur ces derniers matchs, on s’est pris des buts sur coup de pied arrêté alors qu’on en prenait très peu depuis le début de la saison. Au final, ce sont de petits détails au cours des derniers matchs qui nous ont empêché de gagner. Mais l’équipe joue toujours aussi bien, il faut continuer à aller dans ce sens-là, à aller plus devant.
"M’imposer à Nice"
Comment vivez-vous la concurrence en défense centrale ?
Je la vis bien parce qu’en signant ici, je connaissais la situation. Je savais qu’il y aurait beaucoup de concurrence avec le retour de Cédric Kanté et d’Onyekachi Apam. Bien sûr, on aimerait tous jouer, mais je pense qu’on vit tous bien cette situation. C’est à nous de bien bosser à l’entraînement pour pouvoir jouer le week-end, et quand on est sur le terrain, de faire de bonnes performances pour rester dans le onze de départ.
Seriez-vous prêt à être aligné plus régulièrement à gauche pour jouer plus ?
Pas trop ! C’est d’ailleurs une des choses qui m’a fait partir d’Angleterre. Bien sûr, il y avait plein de petites choses au niveau du football, mais ça a pesé dans la balance. Les derniers matchs que j’ai disputé avec Bolton, je les ai disputé à gauche et ce n’est pas un poste où je me sens le mieux et que j’apprécie. Pour dépanner, oui, il n’y a pas de problèmes, mais pas pour jouer plus.
Quels sont vos objectifs avec l’OGC Nice ?
Déjà je veux me remettre le plus vite possible de ma fracture. Et après, multiplier les matchs en fin de saison, aider l’équipe à accrocher les cinq premières places. Pour l’avenir, j’aimerais véritablement m’imposer comme titulaire à Nice. Je me concentre sur la fin de saison et sur les trois prochaines, puisque j’ai signé jusqu’en 2011. Je veux jouer un maximum, m’imposer à Nice et faire que l’équipe continue à grandir et à évoluer pour jouer régulièrement dans les dix premières places du championnat. Toujours l’amener vers le haut.
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