Gomis l’homme à tout faire
Payet a mûri
Saint-Étienne reparti sur de bonnes bases
Le Chaudron fera peau neuve
Bafe Gomis très demandé
Laurent Roussey ne perd pas ses ambitions
Comme la saison dernière, Bafetimbi Gomis finit de nouveau l’année en trombe. Auteur de neuf buts depuis le mois de janvier, le meilleur buteur stéphanois n’est pas étranger au redressement inespéré des Verts, entretenant les espoirs européens de son équipe. L’influence du buteur sur le jeu forézien se fait ainsi grandissante, tout comme son importance dans le dispositif mis en place par Laurent Roussey. Dans le 4-5-1 instauré par l’entraîneur, il n’est pas simplement cantonné à la pointe de l’attaque, mais se veut l’un des joueurs les plus mobiles sur le terrain. Malgré le soutien de Pascal Feindouno derrière lui, l’attaquant se retrouve souvent seul à couvrir une large zone dans l’axe, multipliant même régulièrement les décrochages à l’arrière afin d’aller chercher le ballon plus bas ou de permuter avec le Guinéen.
Le système stéphanois permet une récupération efficace et offre surtout à l’équipe une densité indéniable au milieu du terrain, comme peuvent en témoigner les Lillois qui, dimanche après-midi, se sont heurtés à un mur dans l’entrejeu. Mais cette attention particulière portée au secteur et à cette volonté de créer du jeu, a des répercussions sur le jeu offensif stéphanois. Avec un Pascal Feindouno qui descend parfois chercher les ballons assez loin, les espaces ont tendance à s’agrandir entre le milieu de terrain et l’attaque et Bafetimbi Gomis à devoir prendre sur ses épaules une large partie du secteur offensif. Sa forme du moment permet aux Verts de ne pas souffrir de la solitude de leur buteur. Très actif, il dispose d’une large couverture de balle et d’une activité débordante.
Un manque de soutien
Reste que le buteur ne peut être au four et au moulin et que cette présence à l’avant n’est pas permanente. Face à Lille hier, Bafetimbi Gomis est souvent redescendu, ajoutant à sa panoplie d’attaquant un rôle de remiseur et de point d’appui pour Pascal Feindouno, mais également Dimitri Payet. Intéressant, notamment pour diversifier le danger sur les buts de Tony Sylva et permettre à ses coéquipiers de se mettre régulièrement en valeur, cette position n’a pas toujours été concluante pour les Verts. Car dès lors que le meilleur buteur de l’ASSE quittait son poste en pointe, l’attaque stéphanoise était dépeuplée, Pascal Feindouno n’entrant finalement que rarement dans la surface, préférant tenter sa chance de loin, et la présence des Stéphanois devant les buts, à la retombée des centres, réduite à peau de chagrin.
Surtout, l’hyper-activité de l’attaquant lui a été défavorable au fil de la rencontre, la fatigue commençant à se faire sentir dans les jambes et la précision disparaissant peu à peu. Une difficulté majeure au vu des problèmes de réalisme stéphanois. "Nous devrons garder notre dynamique et notre état d’esprit, en essayant d’être plus efficaces sur nos situations favorables" espère d’ailleurs Laurent Roussey. Comme il espère que Bafetimbi Gomis trouvera un peu plus de soutien en attaque…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |