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Fernando Alonso a triomphé pour la première fois à Monza mais c’est pourtant la course de Kimi Räikkönen qui a offert son lot de frissons au public de Monza. Le Finlandais avait bien caché son jeu. Et comme en France ou à Silverstone, c’est grâce à une stratégie décalée qu’il a pris sa chance, remontant à la troisième place du classement. Son cinquième rang sur la grille de départ, à plus d’une seconde des McLaren n’augurait pourtant rien de bon. Pas plus que la façon dont le pilote Ferrari a laissé filer les Flèches d’Argent, une fois Felipe Massa rentré définitivement aux stands suite à un problème mécanique.
Roulant entre une demi-seconde et une seconde plus lentement au tour que ses adversaires, Kimi Räikkönen ne semblait pouvoir viser que la troisième place, en espérant que Nick Heidfeld ne revienne pas trop vite dans son ombre. Les premiers calculs du Finlandais, chaussés de pneus tendres et donc plus adhérents au départ, avaient déjà été très bons, lui permettant de griller la politesse à la BMW. Les seconds, qui l’ont poussé à ne faire qu’un seul arrêt, ont failli être encore plus précieux.
Une stratégie payante… durant deux tours
En partie grâce à l’intervention de la voiture de sécurité après l’accident de David Coulthard, le seul long passage de la Ferrari n°3 par les stands lui a en effet permis de compenser son retard sur le leader du championnat du monde, et de lui prendre la deuxième place de la course à quinze tours de l’arrivée, juste après le propre arrêt du pilote britannique. Malheureusement pour lui, Kimi Räikkönen n’a pas longtemps savouré la réussite de sa stratégie.
Sur un circuit privilégiant les monoplaces particulièrement véloce et légères, le pilote Finlandais, plus chargé que son adversaire ne pouvait guère résister à une McLaren Mercedes qui a démontré sa supériorité en motricité depuis le début du week-end. D’autant plus que, chaussé de pneus durs et plus usés que les gommes tendres de Lewis Hamilton, sa voiture disposait logiquement de moins d’adhérence et l’a empêché de résister aux assauts du jeune Britannique. En à peine deux tours, ce dernier a fondu sur son adversaire pour le surprendre au freinage du premier virage et retrouver son bien.
Les McLaren trop démonstratives ?
Sans jamais sourciller, Fernando Alonso n’a quant à lui jamais été inquiété, si ce n’est lors des premiers hectomètres de la course, par un Lewis Hamilton cherchant à profiter d’une éventuelle faille du double champion du monde. Mais rapidement, l’Espagnol a montré qu’il était le patron à Monza et qu’il entendait bien profiter à fond de la supériorité des McLaren sur l’ensemble du paddock pour reprendre le pouvoir.
Dans leur démonstration tout au long du week-end, les McLaren ont toutefois en partie oublié que le circuit de Spa-Francorchamps se profilait à l’horizon dans à peine une semaine. Et qu’il faudrait disputer la mythique course belge avec le même bloc moteur… Car là où Kimi Räikkönen a quasiment roulé au ralenti une fois la deuxième place envolée, perdant plus de deux secondes au tour sur ses prédécesseurs, les deux Flèches d’Argent ont poussé la leçon jusqu’au bout, n’hésitant pas à garder la même cadence jusqu’à deux tours de la fin. Espérons qu’ils ne le regretteront pas dimanche prochain…
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