Hamilton se relève à Monaco
Les qualifications offrent à Massa une option sur la victoire
Barrichello de la lumière à l’ombre
Massa fort comme un Turc
Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
Super Aguri rend les armes
Lewis Hamilton avait prévenu. S’il pleuvait cet après-midi au Grand Prix de Monaco, il faudrait compter sur lui, même s’il ne s’élançait que de la troisième place sur la grille. "J’ai toujours été fort sur piste mouillée et j’apprécie les réglages de la voiture. Donc tant que nous choisirons les bons pneus et que je ne ferai pas d’erreurs, nous devrions être capable de ramener la voiture à bon port, très haut dans les points" espérait-il hier. "Le temps pluvieux vous donne tout simplement plus d’opportunités de gagner." Et ces opportunités, il n’a pas tardé à les saisir. Après avoir touché les rails et endommagé sa roue arrière-gauche dès le cinquième tour, le vice-champion du monde a conduit le reste de sa course avec maestria, réalisant toujours les bons choix, notamment au niveau des pneus et de ses arrêts aux stands, et surtout gardant un sang-froid indéniable malgré les multiples interventions de la voiture de sécurité.
Solide et efficace
À Monaco plus qu’ailleurs, et notamment lorsqu’il pleut, le pilotage est de nouveau placé au centre des préoccupations. Bien sûr, la balance de la monoplace, qui doit disposer de beaucoup d’appuis, reste un élément essentiel pour réussir en Principauté. Mais Lewis Hamilton a parfaitement illustré cet adage qui veut que dans les travées du circuit monégasque, c’est avant tout le pilote qui fait la différence et non pas la voiture. Il n’a commis qu’une erreur durant la course avant de tenir jusqu’au bout, lorsque d’autres comme Felipe Massa ou Kimi Räikkönen ne se sont pas montrés toujours à l’aise. McLaren a également su proposer à ses pilotes une monoplace performante, plus maniable et surtout beaucoup plus stable que ses adversaires transalpines. Dès le départ de la course, les appuis des Ferrari sont apparus ainsi plus difficiles, la motricité s’en ressentissant fortement, notamment pour Kimi Räikkönen.
Des surprises en tout genre
Et si Lewis Hamilton a prouvé qu’un talent d’équilibriste sous la pluie pouvait permettre de se sortir de situations bien mal embarquées pour gagner à Monaco, il n’a pas été le seul à se mettre en valeur. Les performances d’Adrian Sutil, pilote d’une Force India et de Sebastian Vettel, titulaire chez Toro Rosso, restent à souligner. Respectivement 18e et 19e sur la grille de départ, les deux pilotes sont passés entre les gouttes, affichant une sérénité étonnante au vu de leur âge et de leur expérience. Et si le premier a finalement abandonné après un accrochage avec Kimi Räikkönen alors qu’il visait la quatrième place du Grand Prix, le second a inscrit quatre points pour sa formation.
Mais les deux hommes ont parfaitement profité du nivellement des performances sous la pluie et ont surtout montré que même avec une voiture loin des meilleures, ils pouvaient tirer leur épingle du jeu grâce à un pilotage incisif, mais intelligent, voire parfois prudent. Un exemple que n’a pas réussi à suivre le champion du monde en titre qui a perdu la tête du classement général pour une fougue mal contenue. Un comble pour Kimi Räikkönen, pourtant surnommé "Iceman"…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |