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Frédéric Hantz n’a tenu que six mois. Lui l’indéboulonnable technicien du Mans, qui n’avait jamais passé moins de deux ans au sein d’un club depuis le début de sa carrière entraîneur n’a pas réussi son pari à Sochaux. Seulement 19e de Ligue 1 avec 13 points, le club doubiste semble bien loin d’une saison 2006/2007 terminée à la septième place, à seulement un point du podium et agrémentée d’une Coupe de France. Et malgré ses dénégations récurrentes et sa volonté de conserver une certaine stabilité au sein du club, Jean-Claude Plessis, le président sochalien, a fait reposer une grande partie des responsabilités de l’échec actuel sur les épaules de son ancien entraîneur.
Un bilan peu glorieux
Seules deux victoires en 17 matchs de championnat ont égayé un quotidien assombri par sept matchs nuls et huit défaites. Pire, ce ne sont que 13 buts qui ont été inscrits depuis le début de la saison alors que la défense a totalement pris l’eau avec 23 buts encaissés. Loués pour leur solidité et leurs capacités à maîtriser leurs rencontres, notamment au milieu de terrain la saison dernière, les Sochaliens ont cette année perdu de leur superbe. Même la Coupe de l’UEFA, qui aurait pu être l’occasion pour les Doubistes de redorer leur blason, s’est terminée aussi vite qu’elle a commencé, après deux matchs face au Panionios (0-2 puis 1-0). Au final, Frédéric Hantz aura donc dirigé 20 matchs officiels à Sochaux (17 en championnat, deux en Coupe de l’UEFA et un en Coupe de la Ligue), pour n’en remporter que trois.
Créer un choc psychologique
En quatre mois de compétition, l’ancien entraîneur du Mans n’a pas réussi à trouver la bonne configuration avec le FC Sochaux. Difficile en si peu de temps de lancer une véritable dynamique au sein d’une équipe qu’il a pris en mains sans véritablement la construire, d’autant plus sans Karim Ziani et Jérôme Leroy, partis respectivement à Marseille et à Rennes. Avec l’arrivée de Stéphane Dalmat et Nicolas Maurice-Belay, Frédéric Hantz espérait compenser le départ de Ziani le créateur et de Leroy le dynamiteur en misant sur un jeu percutant dans les couloirs plus que sur une pression latente mais intense au milieu de terrain. Les deux hommes ne se sont pas imposés, seul Valter Birsa parvenant véritablement à apporter du mouvement sur le côté gauche.
Là où son prédécesseur avait tendance à renforcer son milieu de terrain, Frédéric Hantz a imposé moins de densité dans le secteur, en utilisant notamment davantage les ailes mais en retrouvant également deux voire trois joueurs offensifs. Et les blessures de Michaël Isabey ou les difficultés de Lionel Mathis n’ont pas aidé à solidifier un entrejeu encore en difficulté. Les choix de l’ancien entraîneur du Mans n’ont pas porté leurs fruits. Jean-Claude Plessis assure ainsi ne rien avoir à reprocher à "l’homme Hantz", rappelant que "tout le monde est responsable de la situation." Mais c’est bien Frédéric Hantz, au nom du fameux choc psychologique, qui quitte la tête du FC Sochaux.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |