Paris en première ligne des blessures
Marconnet, le pilier se consolide
Hernandez, pour le meilleur et pour le pire
Paris éliminé à son tour
Paris aura son nouveau stade
Papé fait mieux que de la résistance
Juan Martin Hernandez sait ce qu’il veut. Titularisé au centre pour la première fois de la saison, vendredi dernier face à Brive, El Mago a montré de nouveau à ses dirigeants qu’il ne souhaitait jouer qu’à sa place de prédilection sur un terrain de rugby, l’ouverture. Poussé à ce poste de trois-quart centre par le retour à l’arrière de Nicolas Jeanjean et par la titularisation de Lionel Beauxis au poste d’ouvreur, l’international argentin a joué une première mi-temps indigne de son niveau. Après une pénalité ratée, un jeu au pied défaillant, et un en-avant qui a empêché les Parisiens d’aller à l’essai après une superbe relance de Julien Saubade, Fabien Galthié aurait même très bien pu faire entrer un autre joueur si Mirco Bergamasco, David Skrela, Ignacio Corleto, Brian Liebenberg, et Stéphane Glas n’avaient pas été absents.
Mais peu de temps avant le retour des joueurs aux vestiaires, la sortie sur blessure de Lionel Beauxis a redonné des couleurs à celui qui est considéré par certains spécialistes comme le joueur le plus talentueux de la planète rugby. Replacé à l’ouverture, Juan Martin Hernandez a usé alors de ses fameuses chandelles tout le long de la deuxième mi-temps, mettant la pression aux lignes arrières corréziennes jusque-là très tranquilles. Menés d’une unité à l’entame de la seconde période, les Parisiens se sont ainsi imposés au final 36 à 7 sans encaisser le moindre point. Son jeu au pied irremplaçable retrouvé, l’Argentin a donné les moyens au Stade Français d’occuper le terrain et il a marqué quinze points, se permettant même de transformer un essai par un drop à dix mètres de la ligne de touche.
La tête ailleurs
Mais l’irrégularité de Juan Martin Hernandez face aux joueurs d’Olivier Magne est le symbole des errements qu’il connaît depuis le début de la saison. Au lendemain d’une brillante Coupe du monde, le magicien argentin avait hésité à continuer sous le maillot bleu et rose. Courtisé par Marcelo Loffreda, sélectionneur des Pumas durant le Mondial français passé aujourd’hui entraîneur chez les Tigres de Leicester, il avait été tout près de quitter ses partenaires. Mais sous contrat jusqu’en 2009, le demi d’ouverture avait finalement choisi, en accord avec son président Max Guazzini, de rester une saison supplémentaire dans la capitale française.
Juan Martin Hernandez, qui devrait logiquement quitter le champion de France en titre la saison prochaine, a également été au centre d’une autre polémique en début d’année. Blessé au genou le 22 décembre face à Montauban juste avant la trève, il avait profité de son retour en Amérique du Sud dans la période des fêtes pour passer une IRM. Confirmant la gravité de sa blessure à son staff, le Puma avait été photographié quelques jours plus tard par le quotidien argentin La Nacion en train de jouer au football sur une plage uruguayenne avec son ami Augustin Pichot. "Il a joué au football, alors qu’il n’en a pas le droit, et ça ne me réjouit pas. Toutes ces histoires commencent à m’agacer sérieusement", avait alors déclaré Max Guazzini. Les discussions de fin de saison entre les deux hommes, qui statueront sur l’avenir de Juan Martin Hernandez, s’annoncent d’ores et déjà houleuses.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |