Un lobbying original
Seule la Ligue des champions pourra atténuer les regrets marseillais
Marseille veut frapper un grand coup
Sans Valbuena, l’OM devra encore composer offensivement face à Lyon
Gerets anticipe du changement
Pas de sélection pour Valbuena selon Gerets
Il avait sans doute imaginé sa première sortie avec le maillot olympien en tout point différente. Rentré à la 13e minute de la rencontre entre l’Olympique de Marseille et l’OGC Nice, en remplacement de Gaël Givet, Jacques Faty n’a pas à rougir de sa première prestation. La défaite de l’OM a en effet davantage des allures de naufrage collectif, que d’une accumulation d’erreurs individuelles. En signant à Marseille cet été, le challenge s’annonçait relevé pour le natif de Villeneuve-Saint-Georges dans le Val de Marne. La présence de Julien Rodriguez, et Ronald Zubar, et l’arrivée de Gaël Givet amorçaient d’ailleurs une concurrence de tous les instants. "Tout va très vite dans le football, on va jouer une cinquantaine de matchs dans la saison, j’aurai ma chance et je devrai la saisir, c’est tout. Et si à la fin de la saison j’ai fait 20 bons matchs, ça me va !" déclarait-il, motivé, lors de son arrivée sur la Canebière.
Un pur produit de l’INF Clairefontaine
Les chemins du football, et de Jacques Faty n’étaient pourtant pas destinés à se croiser. Alors qu’il disputait des compétitions régionales et nationales de tennis de table, tout en jouant au football, son entraîneur à Epinay-sous-Sénart lui recommande fortement de passer le test d’entrée à l’INF Clairefontaine. Accepté alors qu’il n’a pas encore 13 ans, il intègre le célèbre centre de formation et suit le cursus des futurs grands champions français. Le fameux documentaire de Canal + sur l’INF Clairefontaine et la génération 1986/1987, avec notamment Hatem Ben Arfa, plébiscitera son jeune frère, Ricardo Faty, aujourd’hui au Bayer Leverkusen. Après ces trois années de formation dans le centre d’entraînement des Bleus, il rejoint la Bretagne et le Stade Rennais. Le parcours de Jacques Faty avec les équipes de jeunes est tout à fait exceptionnel, puisqu’il remportera une Coupe Gambardella en 2003, un titre de champion de France des -18 ans en 2002 et un titre de champion du Monde des -17 ans en 2001.
Déjà 110 matchs de Ligue 1
Jacques Faty débute en Ligue 1 lors de la saison 2002/2003, sous les ordres de Vahid Halilhodzic, à domicile, pour une victoire de Rennes contre Sedan (1-0). Épanoui sous les couleurs bretonnes, il progresse très vite et acquiert une expérience appréciable en totalisant 110 matchs de Ligue 1. Jacques Faty apprend de son côté à son entraîneur, Vahid Halilhodzic, les rudiments de la Playstation et rigole de le voir conspuer copieusement sa manette. Joueur polyvalent, capable d’évoluer en défense centrale aussi bien qu’en milieu défensif ou en latéral droit, il impressionne par sa maturité et son aisance dans les duels. Combatif, et pourvu d’un moral jamais ébranlé, il a une âme de capitaine et possède tous les éléments pour devenir le pilier d’une défense compétitive à Marseille ou ailleurs.
Cette saison, en froid avec son entraîneur, Pierre Dréossi, qui lui préfère le duo John Mensah-Grégory Bourillon pour composer la défense rennaise, le départ de Jacques Faty semblait inévitable. Conforté par Samir Nasri, avec qui il a beaucoup discuté avant de signer, sur l’ambiance à Marseille, il franchit un pallier en rejoignant ce qu’il considère comme "le top". Le départ programmé d’Habib Beye, et la blessure de Gaël Givet, pourrait permettre à Jacques Faty de conquérir le Stade Vélodrome, qui, à coup sûr, appréciera son profil de battant.
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