Michalak se fait une place au soleil
Le XV de France entre espoirs et reconstruction
Les Bleus finissent mal
Le XV de France sur la touche
Un retour aux sources face aux Gallois
Barcella le pilier du futur
On a l’impression qu’ils sont inséparables. Loïc Jacquet et Julien Malzieu suivent sensiblement le même parcours depuis longtemps. Le duo auvergnat avait ouvert son palmarès en remportant en 2004 – déjà sous les couleurs de Clermont – la Coupe Frantz Reichel, le championnat de France junior. Plus récemment, ils ont connu la grande, bien que contrastée, année 2007 de l’ASM. Le triomphe sur les Anglais de Bath pour remporter le Challenge européen, mais la défaite face au Stade Français en finale du Top 14. Loïc Jacquet avait pourtant essayé de prendre de l’avance sur son coéquipier – le deuxième ligne possède deux sélections chez les Bleus et un titre de champion du monde des moins de 21 ans, mais aujourd’hui, c’est ensemble que les deux hommes symbolisent le futur du rugby français.
Ces deux espoirs ne cachent pas leur satisfaction de faire partie, en tout cas pour l’instant, du renouveau du rugby bleu blanc rouge. "C’est un rêve qui se concrétise. Je ne réalise pas encore. Il y a un mois de cela, je ne m’attendais pas du tout à cette sélection et puis, à force de lire les journaux, de regarder sur Internet ou d’écouter ce qui se disait, j’ai vu que mon nom circulait beaucoup. Tout ce que le club fait depuis un an me permet de faire de bonnes choses et d’en être là aujourd’hui. Cette sélection, je la dois à mes coéquipiers, au staff et à tous ceux qui sont au club", rapporte l’ailier Julien Malzieu, auteur de neuf essais l’année dernière dans le top 14, sur le site officiel de son club. L’ASM est d’ailleurs le deuxième club français le mieux représenté dans la liste des 22, derrière le Stade Toulousain. Et Loïc Jacquet, lui aussi, apprécie le fait d’être bien entouré : "Je pars en sélection avec Aurélien (Rougerie), Julien (Bonnaire) et Elvis (Vermeulen) qui savent très bien comment cela se passe. Pour Julien Malzieu comme pour moi, ça compte" souligne-t-il.
Remplaçants de deux monstres du rugby français
Émile Ntamack et Didier Retière, actuellement adjoints de Marc Lièvremont, dirigeaient l’équipe de France espoir lors du Mondial remporté en 2006. Il n’est donc pas surprenant de voir aujourd’hui Loïc Jacquet, capitaine de cette jeune sélection, s’installer dans le XV de France. Mais le natif du Cher n’aura certainement pas le temps de prendre ses marques au sein de la maison bleue. En raison de la retraite de Fabien Pelous et de la non-sélection de Sébastien Chabal, c’est lui qui devrait être amené à débuter le tournoi en tant que titulaire aux côtés du néo-capitaine, Lionel Nallet. "Mon premier passage en équipe de France m’avait ouvert les yeux : j’avais pris conscience du niveau et du rythme plus élevés," a-t-il d’ailleurs déclaré, toujours sur le site officiel du club de Clermont.
Julien Malzieu n’aura pas une tâche plus facile puisqu’il remplace numériquement Christophe Dominici dans le groupe français. L’ailier de poche, marqueur de 25 essais en 65 sélections, a également décidé de prendre sa retraite internationale. Le vide laissé par ces deux légendes du rugby français est énorme mais avec leur talent, les deux jeunes Clermontois, 22 ans pour Loïc Jacquet, 24 pour Julien Malzieu, peuvent prétendre le combler. Souhaitons seulement que pour leur premier match à Murrayfield, ces derniers arriveront à gérer la pression, si différente pour un joueur lorsqu’il porte le maillot bleu. Ils deviendront alors certainement les porte-drapeaux d’une génération choisie par Marc Lièvremont pour remettre au goût du jour le "jeu à la française".
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |