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Chafni le déclencheur
L’empire roumain envahit la Bourgogne
Riou indisponible jusqu’à la fin de la saison ?
Votre groupe est il au complet ou attendez vous de nouvelles recrues ?
À moins d’une opportunité sur le marché, je pense que l’on a terminé le recrutement. À priori, les départs sont Younes Kaboul à Tottenham, Benoit Cheyrou à Marseille, et Kanga Akalé à Lens. Nous savons aussi qu’Arsenal est en contact avec Bakari Sagna, mais dans notre esprit, nous souhaiterions le garder encore un an. Au niveau des recrues, nous avons engagé deux joueurs en défense centrale, Marcos Antonio, un Brésilien qui jouait dans le championnat portugais et Tamas, un international roumain. Au milieu, Kamel Chafni, qui évoluait à Ajaccio et devant Toifilou Maoulida et Jean-Michel Lesage.
Avez-vous des regrets de devoir laisser partir certains de vos éléments ?
C’est le lot d’un petit peu toutes les équipes. On avait programmé les départs de Younes Kaboul et Kanga Akalé, qui sont depuis très longtemps au club. Ce qui est un peu plus embêtant pour nous, c’est le départ de Benoit Cheyrou qui était un cadre, le capitaine de l’équipe, et possédait un grand rôle dans l’organisation du jeu. On a pensé qu’on ne pouvait pas le retenir, qu’il était dans une période charnière de sa carrière. C’est un garçon qui a beaucoup d’ambition, donc l’opportunité de choisir l’OM, et ainsi de jouer la Ligue des champions la saison prochaine, a été déterminante.
Tous ces départs et ces arrivées ne vont-ils pas déstabiliser le groupe que vous aviez créé la saison passée ?
C’est vrai que pendant la période des matchs retours, on avait réussi à trouver la bonne ossature de l’équipe et un certain équilibre. Il va falloir le retrouver, cela prendra un petit peu de temps, mais nous avons une équipe très jeune, et un socle solide pour les quatre prochaines années. Nous sommes à un moment décisif pour le club, nous entamons un nouveau cycle, et nous bâtissons quelque chose de solide et de qualité pour le futur.
Auxerre mise t-il aussi sur de nouveaux jeunes joueurs ?
Oui, nous venons de faire signer un contrat élite à un jeune attaquant en devenir, Steven Langil, né en 1988, qui vient de Nîmes. Suivant la politique de jeunes du club, nous avons aussi quelques joueurs de la génération Gambardella qui jouent avec le groupe pro. On va essayer de préparer au mieux ces jeunes pour le futur.
"Conserver le schéma tactique"
Cette saison, vous jouiez avec trois milieux récupérateurs, Pedretti-Thomas-Cheyrou, avec le départ de ce dernier, quel sera le nouveau dispositif ?
La volonté est de mettre Thomas Kahlenberg à la place de Cheyrou, et de garder nos trois attaquants. Si on arrive à être solide défensivement, on pourra conserver ce schéma tactique. Pour 80-90% de l’équipe, nous connaissons déjà les titulaires, mais pour l’attaque c’est la forme et le début de saison qui trancheront. Toifilou Maoulida, Ireneusz Jelen, Daniel Niculae et Jean-Michel Lesage seront en concurrence. Le choix des attaquants se fera en fonction de la préparation et des matchs amicaux
Savez vous déjà qui portera le brassard de capitaine, après le départ de Benoit Cheyrou ?
On réfléchit encore, il y a deux, trois joueurs qui se détachent. Il y a certains éléments cadres comme Benoit Pedretti, Frédéric Thomas, ou Thomas Kahlenberg. Il y aura donc un capitaine et plusieurs vices capitaines. Je veux surtout avoir plusieurs leaders dans l’équipe, après on fera le meilleur choix pour le groupe.
Vous abordez votre seconde saison au club, les ambitions et les objectifs sont-ils les mêmes que lors de votre arrivée ?
Je pense, tout d’abord, que c’est un privilège pour Auxerre d’être en Ligue 1, quand on voit les difficultés que rencontrent certains grands clubs à l’image du FC Nantes. Nous allons donc repartir avec la politique du club qu’a menée pendant des années Guy Roux, à savoir le maintien comme premier objectif. Apres, nous nous sommes fixés de terminer dans la première partie du tableau, comme cette saison, et si tous les paramètres nous sont positifs, d’accrocher la Coupe d’Europe.
Enfin, que pensez-vous de la décision interdisant à Guy Roux d’exercer ?
Je pense que c’est la passion qui fait la différence. L’endurance au niveau de la motivation est déterminante dans ce métier. Guy Roux est un personnage du football français, et je ne suis qu’à moitié surpris qu’il ait replongé en tant qu’entraîneur. J’avais la chance de le côtoyer au club ces deux dernières années, et on sentait qu’il avait beaucoup d’énergie et d’envie. Il m’avait dit, quand il a arrêté, qu’il se sentait émoussé physiquement et psychologiquement après trois saisons difficiles à plus de 60 matchs. Mais je savais qu’il était très tenté par l’expérience de prendre une sélection africaine. Aujourd’hui il est en forme, il a choisit Lens, même si Bordeaux et Monaco aussi s’étaient manifestés, il n’y a donc aucune raison pour qu’il n’entraîne pas.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |