Bordeaux, si proche et si loin...
Quiproquo sur les priorités des Girondins
Bordeaux vers un improbable doublé
Bordeaux lâche prise
Bordeaux dans la douleur
Bordeaux retrouve la cadence
C’est le genre d’équipe qui peut inciter Canal + à mettre le paquet pour acquérir l’exclusivité des droits télé. Cette saison, lorsque les Girondins jouent, ce sont en moyenne 2,7 buts qui sont inscrits à chaque fois (49 buts en 18 matchs), quand la Ligue 1 tourne en moyenne à 2,2 réalisations seulement par rencontre. Autant dire que le diffuseur et le spectateur en ont pour leur argent. Face à l’Olympique de Marseille dimanche dernier (2-2), les Bordelais ont une nouvelle fois démontré que leur assise défensive n’était plus vraiment ce qu’elle était à l’époque où le rigoureux Ricardo les entraînait. D’ailleurs, si Bordeaux est la troisième attaque de Ligue 1, le FCGB ne possède que la 15e défense, avec déjà 23 buts encaissés, soit deux de moins seulement que le total à l’issue de la saison 2005/2006...
Laurent Blanc, l’actuel entraîneur des Girondins, a eu beau plaider dimanche les absences conjuguées de Souleymane Diawara et d’Alou Diarra (tous deux suspendus), habituellement titulaires, cela n’efface pas tout. Sur le premier but, il aura fallu conjuguer une mauvaise relance de Franck Jurietti, un marquage un peu lâche d’Henrique et une certaine passivité de Fernando pour permettre à l’OM d’ouvrir le score, 49 secondes après le coup d’envoi, par l’intermédiaire de son buteur sénégalais, Mamadou Niang. Puis, peu avant la demi-heure de jeu, c’est un manque d’agressivité flagrant sur Samir Nasri qui a ensuite permis à Benoît Cheyrou de tromper Ulrich Ramé, avec la contribution involontaire de… Marc Planus. Le tout en une trentaine de minutes. Cela fait beaucoup.
Beau jeu au détriment de la solidité
Si ces buts encaissés sont le fruit d’une répétition d’erreurs individuelles, la performance globale des Girondins sur le plan défensif reste malgré tout peu convaincante. Évoluer avec un milieu de terrain en losange – c’est-à-dire en ne mettant qu’un joueur devant la défense, deux autres excentrés et un dernier en position de meneur de jeu – implique de faire des efforts supplémentaires pour l’ensemble du bloc offensif. Mais la répétition des matchs et la rudesse des conditions météo font que tenir le coup physiquement devient de plus en plus difficile. Et ce d’autant plus que c’est Fernando, habituellement milieu relayeur, qui assurait le rôle de sentinelle devant la défense, poste où il a éprouvé beaucoup de difficultés en première mi-temps. Johan Micoud semble pour sa part ne plus avoir assez de jambes pour pouvoir aider ses partenaires dans les tâches défensives…Un ensemble de détails qui a permis à Samir Nasri et Benoît Cheyrou entre autres de trouver beaucoup d’intervalles durant cette période.
Si ce fut bien mieux après le repos, en grande partie grâce aux efforts supplémentaires consentis par les milieux excentrés dimanche soir, Alejandro Alonso et Wendel, le mal était déjà fait. Pour Laurent Blanc, le nombre importants de buts encaissés par son équipe s’explique par l’attachement porté au spectacle : "Vous savez, si je veux absolument une assise défensive, je sais comment faire, les joueurs aussi, déclarait-il à l’issue de la rencontre. Cependant, nous voulons prendre des risques, jouer avec des garçons offensifs et forcément, nous prenons des buts." Le beau jeu, un leitmotiv depuis le début de la saison, en deviendrait presque une excuse.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |