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Pas de jaloux. Après une saison exceptionnelle avec le Stade Français, Juan Martin Hernandez a confirmé sa forme étincelante avec l’Argentine. L’International Rugby Board (IRB) ne s’y est d’ailleurs pas trompé en faisant de lui l’un des cinq candidats au titre de meilleur joueur du monde de l’année 2007. Très attendu avant le début de la Coupe du monde, notamment à cause de ce fameux replacement à l’ouverture, poste qu’il n’avait que rarement occupé en sélection nationale, il n’a pas déçu. Le pari de Marcelo Loffreda, le sélectionneur des Albicelestes a parfaitement fonctionné, les Argentins profitant à plein de l’envie de Juan Martin Hernandez soucieux de faire ses preuves à un poste qu’il apprécie plus que tout. "Je savoure chaque seconde. Tout est différent en numéro 10. Je touche beaucoup plus de ballons, je plaque plus et c’est un poste clé" apprécie-t-il, simplement heureux d’avoir retrouvé le poste de ses débuts.
Arrière de talent, il a longtemps fait le bonheur de son club et de sa sélection à ce poste, au point d’être considéré comme le meilleur du monde, sa vitesse et ses feintes faisant de lui un joueur insaisissable. Depuis plusieurs mois cependant, il s’exprimait clairement sur son envie de remonter à l’ouverture. Le destin et les blessures parisiennes comme son entraîneur, Fabien Galthié, lui ont permis de retrouver ses repères et ses réflexes au sein de la charnière. Puis de convaincre Marcelo Loffreda de l’utiliser à l’ouverture. Individuellement très en forme, il parvient à dynamiser le jeu de son équipe tout entière. Sûr dans ses passes, disposant toujours de cette vision du jeu qui fait de lui un excellent ouvreur, Juan Martin Hernandez exploite à merveille les qualités développées à l’arrière pour briller à l’ouverture.
Une polyvalence au service de l’équipe
Sa rapidité d’exécution, ses capacités à se faufiler dans la moindre brèche comme sa puissance et sa solidité lui permettent d’exploiter les failles adverses et de lancer les offensives argentines. Joueur très instinctif, il a parfois payé une audace mal placée mais s’est plus souvent signalé par ces inspirations géniales qui font de lui un danger permanent. Surtout, son jeu au pied s’avère être une véritable arme pour une sélection friande de ces chandelles qui lui permettent de passer au-dessus de défense bien regroupée. Depuis le début de la Coupe du monde, il ne s’est pas privé de faire souffrir bon nombre d’adversaires, surpris par ce joueur quasiment aussi adroit du pied droit que du pied gauche.
Attaquant hors-pair, il apporte également sa pierre à l’édifice défensif, grâce à cette abnégation dans le jeu. À l’image de l’équipe d’Argentine dans son ensemble, il paraît parfois jouer sa vie sur certains matchs et se montre intraitable au placage. "Avec Juan, tout paraît facile. Il sait tout faire, il peut jouer à tous les postes des lignes arrière avec le même bonheur : n 15, n°13, n°12, n°10" s’amusait Max Guazzini, son président au Stade Français. Il ne croyait pas si bien dire tant Juan Martin Hernandez parvient à exploiter sa polyvalence pour grandir à l’ouverture. Tout paraît donc facile avec lui… même une demi-finale de Coupe du monde ?
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