Guy Novès, roi de la vitesse
Pelous est encore vert
Toulouse fait profil bas
Elissalde, un homme d’ouverture
Toulouse ne baisse pas la garde
Médard sort de l’ombre
C’est le gros coup de l’été. Si tous les yeux tricolores sont tournés vers l’équipe de France en pleine préparation pour la Coupe du monde, le Stade Toulousain retient l’attention depuis le début de la semaine. Byron Kelleher, qui devait porter les couleurs d’Agen, relégué en Pro D2, s’est finalement engagé avec le club haut-garonnais. Privée de Frédéric Michalak, qui effectue le chemin inverse pour s’engager chez les Natal Sharks, la charnière toulousaine retrouve ainsi de jolies couleurs, l’association Kelleher-Elissalde promettant déjà de faire quelques étincelles. "Nous avons le même objectif : que Toulouse gagne ! Maintenant, tant qu’il y a une saine émulation...", confie-t-il sur le site d’Eurosport. À 30 ans et après dix ans de carrière à Otago puis à Waikato, le demi de mêlée néo-zélandais estime avoir assez donné aux équipes de l’hémisphère sud pour tenter l’aventure européenne.
Taillé pour Toulouse
Une aventure d’autant plus intéressante que le club et Byron Kelleher étaient faits pour se rencontrer. S’ils ont parfois semblé moins inspirés la saison dernière, les hommes de Guy Novès restent adeptes du jeu rapide et rythmé, basé davantage sur le mouvement et les multiples attaques que sur les actions au cœur. Un style taillé pour le Néo-Zélandais, réputé pour son jeu imprévisible et instinctif. Aussi rapide et percutant dans ses actions défensives qu’offensives, il s’avère être un redoutable joueur en contre, profitant de son impact physique et de sa présence défensive pour imprimer du rythme à la partie, et relancer les actions à la main plutôt qu’au pied. Surtout, sa vision précise du jeu, reconnue par ses pairs qui lui avait attribué, en 1999, le titre honorifique de meilleur joueur du Super 12, lui permet de lancer ses coéquipiers dans les meilleures conditions.
La bonne affaire toulousaine permet presque d’oublier le transfert de Frédéric Michalak, le jeu au pied de Byron Kelleher, buteur talentueux, s’avérant tout aussi efficace que celui de l’international tricolore. Seule ombre au tableau, le demi de mêlée est également un pilier des All Blacks et ne sera donc pas disponible pour son nouveau club avant le mois de novembre. Arrivé en France mardi, il repart déjà avec la sélection nationale néo-zélandaise en fin de semaine et n’aura pas l’occasion de se préparer avec Toulouse avant trois mois. Le seul moment où il pourra connaître de plus près ses coéquipiers, sera pendant la Coupe du monde… face à l’équipe de France.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |