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Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
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Renault sur la bonne voie
La Formule 1 attend l’Europe pour s’exprimer
Celui qui ne sait pas s’adapter ne peut triompher sur l’Albert Park. Le circuit semi-urbain de Melbourne ne laisse en effet aucune chance au pilote qui ne parvient pas à trouver un compromis, tant au niveau mécanique qu’au niveau du pilotage, pour négocier une piste alternant les virages lents et les virages rapides. Chacun doit donc jongler entre des appuis moyens voire élevés pour garder de la stabilité dans les virages, mais également une excellente motricité et une importante reprise au niveau du moteur pour garder de la vitesse. Le caractère changeant de la piste, dû à son caractère semi-urbain et à un revêtement parfois inégal, est également un paramètre à ne pas négliger, surtout au niveau des pneus.
D’une année à l’autre, les conditions climatiques peuvent être très différentes, mais les températures flirtent souvent avec les 40° dans l’air. De quoi user prématurément les gommes dont la pression augmente du fait de la dilatation de l’air, et pèse un peu plus sur le caoutchouc du pneu, déjà soumis à rude épreuve au contact d’une piste brûlante. De plus, le manque d’adhérence, qui se réduit au fil du week-end au fur et à mesure où la gomme se dépose sur la piste, pose des problèmes d’éventuel grainage, qui réduit un peu plus les performances et l’adhérence du pneu.
La stabilité avant tout
La disparition des aides électroniques au pilotage, et notamment de l’antipatinage et de l’aide au freinage va rendre particulièrement périlleux certaines portions du circuit de l’Albert Park. Ce dernier est en effet caractérisé par la multiplication des gros freinages tout au long de la piste. Le premier d’entre eux risque d’ailleurs d’être l’un des endroits les plus difficiles à négocier, notamment lors des premiers tours de roue des monoplaces lors du Grand Prix, lorsque les voitures sencore groupées. À fond de septième au bout de la ligne droite des stands, à près de 305 km/h, les monoplaces sont obligées de freiner fortement pour redescendre à 140 km/h. Sans les aides électroniques au pilotage, elles seront moins stables et devraient glisser un peu plus, ce qui laisse notamment présager de belles luttes à l’endroit le plus propice aux dépassements. L’obligation de disposer d’appuis élevés ressurgit alors avec force puisqu’elle va permettre aux pilotes d’être plus efficaces dans les freinages, puisque la voiture collera plus à la piste.
Dans ces conditions, le réglage des suspensions devient lui aussi un élément clé. Elles doivent être assez rigides pour que la voiture soit réactive dans les enchaînements rapides de virages, comme celui entre les courbes 11 et 12, mais également assez souples pour offrir une bonne stabilité en passant sur les vibreurs. Enfin, quasiment tout autant que les réglages aérodynamiques, l’efficacité du moteur est un point essentiel à Melbourne. À pleine charge entre 66% et 70% du temps de la course, le bloc doit rivaliser de solidité, d’autant plus avec la chaleur qui règne en Australie et rend parfois compliqué son refroidissement. En outre, le moteur se doit d’être vif et souple pour mieux repartir après les virages lents afin de ne pas perdre trop de temps. La saison ne perdra donc pas de temps à entrer dans le vif du sujet, offrant à ses principaux acteurs un premier Grand Prix déjà très éprouvant dès les balbutiements du championnat du monde.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |