Un lobbying original
Seule la Ligue des champions pourra atténuer les regrets marseillais
Marseille veut frapper un grand coup
Sans Valbuena, l’OM devra encore composer offensivement face à Lyon
Gerets anticipe du changement
Pas de sélection pour Valbuena selon Gerets
La fin de saison dernière n’avait pas été sans soulever quelques interrogations quant à la solidité de l’arrière-garde phocéenne. La sortie au Vélodrome contre le FC Sochaux, deux semaines avant la finale de la Coupe de France, avait été particulièrement inquiétante à ce niveau, avec une absence de communication coupable offrant occasions et but aux Doubistes. Il s’agissait du point d’orgue d’un sprint final de neuf rencontres de championnat au cours desquelles l’Olympique de Marseille a encaissé huit buts, ne parvenant à empêcher l’adversaire de faire trembler les filets qu’à deux reprises. Une série qui a engendré un léger remaniement estival, caractérisé par l’arrivée de Laurent Bonnart, Gaël Givet, Jacques Faty et Steve Mandanda.
Un scénario récurrent
Sur le papier, ce recrutement paraissait pour le moins séduisant. Lors des deux premières journées également. Mais depuis, il a quelque peu perdu de sa splendeur. Car Marseille encaisse des buts. Trop de buts. Sept lors des quatre dernières rencontres. Difficile de s’imposer lorsqu’on concède presque deux buts en moyenne par rencontre. Mais à la différence de la fin de saison passée, lorsque les torts individuels étaient palpables, le naufrage défensif de ce mois d’août est collectif.
À Valenciennes, le soulagement d’avoir enfin inscrit un but dans cette nouvelle édition de Ligue 1, l’OM s’est liquéfié défensivement dans la dernière demi-heure. Un scénario qui s’est répété quatre jours plus tard lors de la réception de Nancy au Vélodrome. Puis à Caen le week-end dernier. En revanche, pour la venue de Nice sur la Canebière, le mal s’est propagé, les Olympiens paraissant incapables de contenir les offensives des Aiglons, et notamment de maîtriser le Brésilien Ederson. Sans un Steve Mandanda bien inspiré, le score aurait été plus lourd mercredi. Et la victoire n’aurait sans doute pas été au rendez-vous du déplacement normand.
Manque d’agressivité
Du coup, le discours olympien, plutôt positif jusqu’à mercredi commence à prendre du muscle. "Il nous manque encore trente minutes et il va falloir encore travailler" clamait ainsi Albert Émon après le match nul de son équipe face à Valenciennes. Quelques jours plus tard, l’entraîneur marseillais se réjouissait de la victoire à Caen en soulignant le potentiel de son équipe. "Je le répète l’OM est à 70% par rapport à tous les joueurs que ce soit au niveau physique, au niveau de la construction, des matches joués également. Cela donne encore la possibilité de progresser". Aujourd’hui, il dénonce l’investissement de son équipe. "C’est un naufrage collectif. On a été amorphes pendant une heure trente. Et je ne pense pas qu’il s’agit d’un problème physique. C’est certainement mental."
De manière plus simple, Mathieu Valbuena note simplement que son équipe "a manqué d’agressivité". Pourtant, dès la fin de la rencontre à Valenciennes, Albert Émon mettait ses joueurs en garde. "Il ne faut pas se reposer sur ce qu’il s’est passé l’année dernière. Cette saison cela va être un combat permanent et il faut finir dans les trois premiers." Car l’OM possède désormais un nouveau statut, et se trouve, plus encore que l’an passé, attendu par toutes les formations de l’Hexagone. Le déplacement ce dimanche au Parc des Princes devrait en être la plus parfaite illustration. Et sera un parfait révélateur de la faculté des Olympiens à tirer les leçons de leur échec. Et ainsi d’étrenner une meilleure assise collective.
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