Un lobbying original
Seule la Ligue des champions pourra atténuer les regrets marseillais
Marseille veut frapper un grand coup
Sans Valbuena, l’OM devra encore composer offensivement face à Lyon
Gerets anticipe du changement
Pas de sélection pour Valbuena selon Gerets
Sans doute la conclusion la plus évidente à l’approche du marché des transferts estival, l’Olympique de Marseille se doit de renforcer le flanc droit de son attaque. Apparaissant tantôt délaissée, tantôt en mal d’impact, cette aile a posé problème tout au long de la saison à la formation phocéenne. Albert Émon a longtemps tâtonné pour trouver une solution qui ne s’est jamais manifestée. Prétendant logique à la titularisation, Toifilou Maoulida n’a jamais été en mesure de peser durablement sur les défenses adverses, s’illustrant même par une redoutable discrétion, notamment en fin de saison. Il n’est donc guère étonnant de le voir figurer sur la liste des candidats probables à un départ.
Derrière l’ancien Rennais, le jeune Mathieu Valbuena a grignoté du temps de jeu à mesure que le championnat progressait. Malgré un apprentissage de l’élite plutôt encourageant, le milieu olympien s’est montré un peu tendre pour prétendre à une place de titulaire. Face à cette carence, l’entraîneur marseillais s’est naturellement résolu à placer Samir Nasri ou Franck Ribéry dans le couloir. Cependant, les deux joueurs sont irrémédiablement attirés par l’axe, créant un déséquilibre encore plus manifeste avec le flanc gauche confié à Mamadou Niang, auteur d’une saison remarquable. À l’heure d’aborder la Ligue des champions, l’OM ne peut évidemment conserver une équipe penchant si fortement à gauche.
Vivacité et technique
Si aucun nom de candidat à la reprise du flanc droit olympien n’a encore filtré, un profil plutôt offensif se dégage des besoins marseillais. Se trouvant régulièrement confronté à des formations regroupées défensivement, l’OM attachera une importance particulière au talent technique de son futur ailier droit. Après tout, le jeu de Mamadou Niang à gauche s’avère véritablement efficace parce qu’il est en mesure d’effacer son adversaire en un contre un. À cela, l’attaquant sénégalais ajoute une autre composante essentielle pour le jeu phocéen, la rapidité.
L’Olympique de Marseille appréciant le jeu direct, le besoin d’aligner un joueur rapide à droite, capable de percuter, se fait particulièrement ressentir. Néanmoins, si Mamadou Niang présente les qualités principales du joueur recherché pour le flanc droit, son physique ne semble en revanche pas convenir. Le club phocéen pourrait en effet être bien inspiré de ne pas dupliquer la puissance de son côté gauche afin d’opter pour un joueur privilégiant la vivacité au physique. En ce sens, le jeu de Ludovic Giuly ou de Karim Ziani correspond pleinement aux besoins phocéens, même si le meilleur candidat pourrait bien être le successeur de ce dernier au palmarès de meilleur joueur de L2, Yoan Gouffran. Cependant, le dossier du futur ailier droit marseillais pourrait bien être le plus long du recrutement phocéen à se concrétiser.
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