Seule la Ligue des champions pourra atténuer les regrets marseillais
Marseille veut frapper un grand coup
Sans Valbuena, l’OM devra encore composer offensivement face à Lyon
Gerets anticipe du changement
Pas de sélection pour Valbuena selon Gerets
La mauvaise passe de l’OM
"Il a encore beaucoup de choses à apprendre et il vient pour cela mais il va devenir au fur et à mesure un joueur de grande qualité et de grand talent." Ces propos, signés José Anigo, n’ont pas encore trois mois. À l’époque, le directeur sportif de l’Olympique de Marseille s’exprimait sur sa plus jeune recrue du mercato hivernal, Charles Kaboré, et confirmait le souci d’avenir qui anime le club phocéen qui depuis bientôt deux ans a engagé une politique qui le pousse à trouver de jeunes talents sur lesquels il peut se construire. En sept matchs de Ligue 1 et deux titularisations, l’ancien milieu de terrain de Libourne Saint-Seurin a démontré que le futur en question pourrait rapidement se transformer en présent.
Profitant des multiples blessures ayant décimé la défense centrale de l’OM et obligeant Lorik Cana à redescendre d’un cran, Charles Kaboré a grignoté du temps de jeu malgré deux semaines d’absence à la suite d’une blessure récolté en Russie lors du match retour de Marseille face au Spartak Moscou (0-2). Un contrecoup qui aurait bien pu enrayer provisoirement la croissance sportive de ce jeune Burkinabé de 20 ans, qui restait alors sur une sortie très remarquée face au Paris Saint-Germain (2-1) pour sa première titularisation au sein de l’élite. Au lendemain de sa prestation à Lens (3-3), il apparaît qu’il en faudra plus, beaucoup plus, qu’un petit pépin physique pour stopper le nouveau numéro 12 olympien.
Travail tactique en perspective
Positionné sur le flanc droit du milieu de terrain, dans un rôle échouant habituellement aux créateurs phocéens, Charles Kaboré a confirmé l’imposant volume de jeu qu’il avait déjà exposé en tant que milieux récupérateur. Très présent dans les duels, il a parfaitement bloqué son couloir durant la première période et affiché une solidité dans la lignée de sa performance contre le PSG. Mais c’est du registre offensif que la surprise est venue. Alliant impact physique et qualité de passe, l’ancien Girondin s’est mué en efficace ailier droit, tourmentant constamment son vis-à-vis, l’ancien Sedanais Nadir Belhadj. À cela s’est ajoutée une propension à revenir dans l’axe qui a offert une appréciable densité à l’entrejeu marseillais qui se retrouvait animé par la présence de trois milieux défensifs capables de se projeter vers l’avant. Ce dont a profité Benoît Cheyrou, auteur du deuxième but de la rencontre et de la passe décisive sur l’ouverture du score de Samir Nasri.
Reste que cette habitude trahit néanmoins le principal domaine dans lequel Charles Kaboré doit encore progresser pour franchir un nouveau palier. Efficace défensivement, il est apparu quelque peu égaré sur certaines phases offensives, soulignant ainsi un manque de culture tactique. Rien de bien surprenant pour un joueur arrivé du Burkina-Faso il y a à peine plus d’un an et qui ne possède pas encore une grande expérience. Avec le temps s’améliorera ainsi la qualité de ses courses et son poids en phase offensive. Et la Canebière pourra vraisemblablement savourer à plein les exploits d’un milieu de terrain inconnu du grand public il y a encore trois mois.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |