Le septième rugissant
Toulalan, le maillon fort de la chaîne lyonnaise
Lyon et sa drôle de communication
Lyon cherche un second souffle
Lyon manque de mordant
Toulalan et Fred soulagés
Jean-Michel Aulas a coupé court aux rumeurs. Pour mettre fin à la rengaine annuelle sur l’éventuel recrutement d’un nouvel attaquant, il a été clair. "Avec Fred, Milan Baros et Karim Benzema, nous avons déjà trois pointes de haut-niveau. Nous n’avons pas besoin d’un autre avant-centre dans l’effectif, surtout que Kader Keita peut aussi jouer à ce poste-là". Quatre internationaux, dont le titulaire de l’attaque brésilienne lors de la dernière Coupe du monde, il serait mal venu de faire le difficile. Faut-il pourtant rappeler que si Fred a fait trembler les filets à 11 reprises, terminant meilleur buteur du club la saison dernière, ni Milan Baros ni Karim Benzema n’ont réussi une saison pleine et riche en buts, culminant à peine à quatre et cinq buts ?
La supériorité lyonnaise et la maîtrise collective des sextuples champions de France sur l’Hexagone sont pourtant telles que l’utilité d’un attaquant supplémentaire est loin d’être prouvée. Outre les quatre joueurs cités par le président du club, la présence d’Hatem Ben Arfa comme de Sydney Govou ou de Florent Malouda, qui ne sont pas encore partis, apportent en effet une dose offensive supplémentaire. La force de l’Olympique Lyonnais est le danger permanent qu’il parvient à porter devant le but adverse. En témoigne le nombre et la diversité des réalisateurs de la saison dernière. Quatorze Rhodaniens ont ainsi apporté leur pierre à l’édifice. De Fred à Cris en passant par Alou Diarra, chacun peut être impliqué dans la construction offensive lyonnaise.
Bardés pour la Ligue des champions ?
Ce qui est valable pour le championnat de France semble en revanche plus aléatoire lorsqu’il s’agit d’évoquer la Ligue des champions. Si l’OL survole les débats durant les phases de poule, il peine à faire la différence lors des matchs éliminatoires. Certains répèteront à l’envie que sans attaquant de classe européenne ou internationale, sans buteur capable de renverser à lui seul la tendance – à l’image d’un Filippo Inzaghi à Milan ou d’un Wayne Rooney à Manchester – les champions de France ne parviendront jamais à franchir ce fameux cap des quarts de finale. L’intérêt de recruter une pointe supplémentaire n’est cependant guère plus important.
Si Fred reste sur la même fréquence que la saison dernière où, en ne disposant que d’une heure de jeu en moyenne par match, il a inscrit 11 buts en 20 rencontres. Si Kader Keita réussit à appliquer sur la saison entière les préceptes qui l’avaient conduit à être étincelant en Ligue des champions avec Lille. Si, enfin, Karim Benzema prend un peu plus d’ampleur dans le jeu et confirme son statut d’international sur le long terme, l’arrivée d’un nouvel attaquant ne viendrait que bouleverser un équilibre qui tente de se mettre en place. L’OL n’est pas une équipe qui joue pour un seul homme. Et c’est peut-être là le principal obstacle à l’arrivée d’un attaquant à la carrure européenne…
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