Sedan renforce son attaque
Retour au pays pour Serge Romano
L’attaque sedanaise à l’infirmerie
Retour à la case départ
Alexandre Bonnet - "Sedan est en train de bâtir une équipe compétitive"
Attaquer la Ligue 2
Ne jamais lâcher prise, y croire jusqu’au bout et se donner les moyens de réussir. Les mots sont simples, presque faciles mais finalement parfaitement adaptés à ce que semblent appliquer les Sedanais depuis la reprise. Deux victoires, trois nuls, deux défaites, le bilan comptable n’est certes pas encore mirobolant. Mais pour une formation qui n’avait emporté les trois points qu’à deux reprises lors des matchs allers, le changement est radical. Après 20 journées passées dans la zone de relégation dont 14 à la dernière place, beaucoup auraient déjà baissé les bras. Mais dans les Ardennes, on ne se laisse pas si facilement abattre et on ne se gêne pas pour suivre cette fameuse "révolte des petits" qui secouent les fondements de l’élite.
A l’attaque !
Si les Sangliers traînent moins la patte ces dernières semaines, c’est avant tout parce que, contrairement à certaines grosses écuries empâtées dans leurs certitudes, les Champenois ne se contentent pas d’attendre qu’on leur saute dessus pour répliquer et contre-attaquer. Pas question de tout miser sur la défense et d’attendre une éventuelle ouverture. Avec deux voire trois joueurs à vocation purement offensive systématiquement alignés, des hommes de couloir comme l’excellent Belhadj ou le joker percutant Boutabout venant ajouter encore plus de poids au secteur, les Sangliers ne font pas dans la demi-mesure et se donnent clairement les moyens de dynamiter les défenses adverses. Face au Mans déjà, malgré la défaite, les risques pris étaient louables. Ils ont failli payer face à Auxerre. Ont été couronnés de succès à Rennes.
Sedan ose, Nantes dispose
Les rouages de la machine commençant lentement à se dérouiller, les hommes de José Pasqualetti n’ont pas failli à la tradition mardi soir, face à Nantes. Difficile de croire, au Stade Dugauguez, que la lanterne rouge du championnat évoluait sur la pelouse. Fidèles à leurs récentes habitudes, les Ardennais n’ont quasiment pas arrêté d’un bout à l’autre des 120 minutes de jeu, soufflant simplement lors de la première prolongation pour mieux terminer la rencontre. Pêchant peut-être par manque d’attention - notamment sur l’égalisation nantaise -, certainement par manque de réalisme au vu du nombre d’occasions, ils ont eu le mérite d’attaquer sans cesse.
Certains auront jugé la tactique suicidaire, notamment à quatre jours de l’arrivée du Paris Saint-Germain à Sedan. D’autres, en revanche n’ont pas oublié ce vieil adage pour qui la meilleure défense est l’attaque et se délectent du spectacle proposé par les Champenois ces dernières semaines. Et c’est là où le bât blesse. Certes la formation sedanaise est séduisante. Certes elle marque des buts (quatrième meilleure attaque du championnat avec 33 réalisations). Mais elle est également la pire défense hexagonale (44 buts encaissés) et paie cash une envie offensive qui n’est pas (encore) compensée par une rigueur défensive à la hauteur. Mais après tout, quitte à tomber, autant tomber les armes à la main !
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |