
L’expérience. La donnée clé, en compagnie du moral, lorsque vient le temps des playoffs. En posséder pour triompher, en acquérir pour l’avenir. Le vécu demeure constamment au centre des préoccupations. Et pour éviter un départ prématuré en vacances, l’entraîneur des Toronto Raptors, Sam Mitchell s’est logiquement appuyé sur un vétéran, insérant Morris Peterson dans le cinq de départ pour la cinquième manche contre les New Jersey Nets. Mais loin de déroger à ses principes, le coach de l’année n’a pas sacrifié ses jeunes pousses, préservant la place de titulaire de l’Italien Andrea Bargnani.
Le premier choix de la dernière draft a récompensé cette confiance en pourvoyant les Raptors en puissance de feu. Car depuis l’amorce des playoffs, la franchise canadienne n’a su faire parler sa principale force durant la saison régulière : un jeu offensif fluide et efficace. Les coéquipiers de Chris Bosh peinent à scorer face à la défense des Nets, et n’accumulent que 89,6 points de moyenne par match sur la série, soit dix points de moins par rapport à la saison régulière (99,5 pts). Un gouffre. Pour continuer sur cette voie, l’objectif des Nets est simple. "On ne veut juste pas redonner confiance à l’autre équipe", a concédé Vince Carter avant le match 5.
Précision
Sans nécessairement atteindre des sommets au niveau du total de points inscrits, l’Italien s’est illustré par son adresse. L’absence de déchet dans son jeu offre une stabilité bienvenue dans le système offensif des Raptors. Signant un 11/17 aux tirs (64,7% de réussite, dont un 4/7 derrière la ligne) accompagné d’un 8/9 aux lancers-francs, Andrea a su convertir les occasions qui lui étaient offertes, et ainsi soulager un Chris Bosh plutôt éteint depuis deux semaines, d’autant plus que son équipe peine à lui ouvrir des espaces aux abords du panier.
Dans la bouche de Sam Mitchell, la solution apportée par l’Italien résonne de simplicité. "Nous avions simplement besoin de marquer des points" a-t-il admis à l’issue de la deuxième victoire des Raptors dans la série. Pour Anthony Parker, la réussite affichée permet de justifier tous les efforts défensifs consentis, traditionnel élément de polarisation des rencontres de playoffs. "Pour nous, c’était crucial de rentrer des tirs" a avancé l’ancien Magic. "On peut parler de fermer la porte en défense, de jouer avec de l’énergie et tout, mais évidemment, lorsqu’on voit le ballon tomber dans le panier, ça nous donne confiance." Exactement ce que les Nets voulaient éviter…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |