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Face à l’Écosse, le XV de France a décidé de jouer sans arrière de métier. Marc Liévremont et ses adjoints disposent pourtant de numéro 15 performants et en forme, à l’image d’Anthony Floch et surtout de Clément Poitrenaud. Mais le nouveau staff dirigeant de l’équipe de France a préféré miser sur la polyvalence de Cédric Heymans. "Les performances de Cédric Heymans parlent pour lui actuellement. Il est intéressant de le voir évoluer à un niveau supérieur avec de l’expérience... cette fois-ci" se justifiait Émile N’Tamack, entraîneur des arrières.
Déjà l’année dernière, avant la Coupe du monde, mais également lors du match d’ouverture du Mondial tricolore, le Toulousain avait été préféré à son coéquipier. Très solide et précieux face au Pays de Galles, il avait eu beaucoup plus de mal à supporter la pression lors du match inaugural de l’équipe de France face à l’Argentine en Coupe du monde. Émile N’Tamack espère cependant que cette expérience en demi-teinte aura aguerri Cédric Heymans, et lui aura surtout permis de mettre l’accent sur ce qu’il doit encore travailler pour offrir au XV de France la même solidité que Clément Poitrenaud.
Du jeu avant tout
Toujours fidèle à cette philosophie qui veut que l’équipe aille de l’avant à tout prix, les dirigeants de l’équipe de France ont préféré miser sur la fougue du polyvalent ailier Cédric Heymans. Malgré le danger que peut apporter Clément Poitrenaud, grâce à son explosivité dans les démarrages, ils misent sur un joueur qui disposent de moins de repères au poste d’arrière, mais peut apporter plus à l’équipe. "À l’entraînement, je me suis toujours amusé à passer d’un poste à l’autre pour mieux connaître le jeu des autres" confiait l’année dernière Cédric Heymans. Son début de carrière en tant qu’arrière à Agen, puis ses quelques piges au centre et son talent à l’aile font de lui non seulement un joueur complet, mais qui connaît surtout les postes qui l’entourent. La relation avec le centre et surtout les ailiers s’en trouve logiquement améliorée. Dans cette optique, l’entente avec Aurélien Rougerie et Vincent Clerc a semble-t-il également beaucoup pesé dans le choix de Cédric Heymans au poste d’arrière.
"Il y a deux idées qui nous tiennent à cœur : les initiatives des joueurs et la capacité d’adaptation. Derrière, on essaie de donner les moyens aux joueurs pour qu’ils puissent mettre en œuvre ce projet" expliquait simplement Didier Retière, l’entraîneur des avants du XV de France. Pas question de gérer ni de chercher d’abord à gagner du terrain, Cédric Heymans a été appelé pour dynamiser les lignes arrières et transposer ses caractéristiques d’ailiers, vitesse, solidité, explosivité, au poste de numéro 15. Au risque de connaître quelques tâtonnements dans son placement et dans la réception des ballons et d’offrir quelques munitions aux Écossais, le Toulousain a les moyens d’apporter beaucoup de mouvement au jeu tricolore. Le Tournoi des VI Nations apparaît ainsi comme le moment idéal pour réaliser des tests. Celui de replacer Cédric Heymans sera l’un des plus observé, d’autant que Clément Poitrenaud frappe à la porte en cas de contre-performance.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |