Ribéry apprécie la liberté
Trezeguet soutenu par ses coéquipiers
Une leçon d’application défensive
Victoire intéressante de la France
La combativité prime en équipe de France
Domenech joue l’ouverture
La dernière rencontre entre l’équipe de France et l’Espagne a laissé quelques mauvais souvenirs aux hommes de Luis Aragones. Impressionnants lors de la phase de poules de la Coupe du monde 2006, les Espagnols n’ont pas tenu le même rythme en huitième de finale, lâchant prise en deuxième période face à des Bleus requinqués. Une habitude pour les Tricolores qui se sont fait une spécialité de faire taire les espoirs espagnols lors des grandes compétitions, que ce soit en Coupe du monde (2006), ou lors de l’Euro (2000 et 1984), imposant régulièrement leur pression physique à leurs adversaires. Un an et demi plus tard, l’heure n’est pourtant pas à la revanche, mais bien à la préparation du rassemblement continental qui se profile à l’horizon.
Dans la perspective de l’Euro 2008, Raymond Domenech a choisi de placer sur le chemin de ses joueurs des équipes de gros calibre. "C’est important d’affronter des équipes solides, car il faut se mettre en difficulté. On ne peut pas se contenter de ronronner. On sait que ça va être dur. L’Espagne et l’Angleterre sont le genre d’équipes que l’on doit mentalement se préparer à rencontrer. En Autriche et en Suisse, les matches seront accrochés… Lors de cet Euro, on ne va pas faire du tourisme. Ce sera un mois de batailles", assure-t-il dans les colonnes du magazine Sport.
Un milieu de terrain plus athlétique
Comme son homologue espagnol, Raymond Domenech ne s’attend pas à un match aisé. Mais les Bleus ont un atout indéniable qu’ils peuvent faire valoir face à leur adversaire : un milieu de terrain alliant puissance et solidité. "L’Espagne peut battre n’importe qui quand elle joue à 110% de ses moyens", assure Luis Aragones, tempérant tout de suite ses propos, "on n’a pas la dimension physique pour aller au combat, presser haut et récupérer très vite le ballon." Joueuse et offensive, l’Espagne aime se projeter rapidement vers l’avant, mais n’impose pas une pression physique lourde sur ses adversaires. La présence de Xavi ou d’Andres Iniesta densifie l’entrejeu espagnol, celle de David Albelda solidifie le milieu de terrain. Mais pour presser les défenseurs et milieux adverses, Luis Aragones fait davantage confiance à des milieux offensifs très techniques au petit gabarit, comme Cesc Fabregas ou désormais le très jeune Bojan Krkric. Des joueurs capables de dribbler et d’ouvrir des brèches sur une action individuelle, mais qui ne parviennent pas à s’imposer physiquement.
"L’Espagne ne sait jouer qu’avec le ballon en sa possession. Si on ne l’a pas, si on le perd trop rapidement, ça devient très compliqué" continue Luis Aragones. Sans joueur qui peut gêner la relance adverse, la tâche pourrait donc se compliquer pour l’Espagne, notamment contre l’équipe de France. Le choix de Raymond Domenech, de n’appeler que des milieux défensifs ou récupérateurs au sein du groupe qui affrontera l’Espagne mercredi soir, s’inscrit donc dans une logique d’adaptation à ce paramètre. Face à des travailleurs comme Jérémy Toulalan ou Claude Makelele et à la puissance et la percussion de Patrick Vieira, la tâche espagnole sera en effet bien compliquée. Le milieu de terrain tricolore se prive de la créativité de Samir Nasri, mais densifie considérablement le secteur, s’offrant ainsi la possibilité de sevrer les Espagnols de ballons. À charge ensuite pour les hommes de couloir d’apporter un peu plus de mobilité au jeu tricolore dans un 4-4-2 plutôt qu’un 4-5-1 qui semble désormais loin de l’esprit du sélectionneur national français…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |