Ribéry apprécie la liberté
Trezeguet soutenu par ses coéquipiers
Une leçon d’application défensive
Victoire intéressante de la France
La combativité prime en équipe de France
Domenech joue l’ouverture
Ukraine 2-2 France (mi-temps : 1-2)
Buts : Voronin (14e) et Shevchenko (46e) pour l’Ukraine, Henry (20e) et Govou (34e) pour la France
Arbitre : Tom Henning (Norvège)
Avertissements : Gai (84e) pour l’Ukraine, Govou (53e) pour la France
Ukraine : Pyatov, Vaschuk, Grytsay, Romanchuk (Yezerskiy 81e), Fedorov, Tymoschuk, Gusev (Milevskiy 90e), Rotan, Gai, Shevchenko, Voronin (Shelayev 85e). Sélect. : Oleh Blokhin
France : Frey, Clerc, Gallas, Thuram (c), Abidal, Makelele, L. Diarra, Govou (Ben Arfa 89e), Ribéry, Henry, Benzema (Nasri 46e). Sélect. : Raymond Domenech
La victoire. La seule chose que voulait rapporter Raymond Domenech d’Ukraine. Pourtant, comme face au Maroc vendredi dernier, l’équipe de France termine sa rencontre sur un match nul (2-2). Le sélectionneur national avait assuré ne vouloir procéder qu’à très peu de changements. Avec Sébastien Frey, Éric Abidal, Franck Ribéry et Thierry Henry à la place de Mickaël Landreau, Patrice Evra, Jérôme Rothen et Samir Nasri, c’est un tiers de l’équipe qui a été renouvelée . En revanche, c’est surtout l’organisation qui a été chamboulée. Du 4-3-3 mis en place face au Maroc, l’équipe de France est passée à un 4-4-2 avec Thierry Henry et Karim Benzema associés en attaque, soutenus par Franck Ribéry et Sidney Govou sur les ailes.
L’Ukraine en avance, mais rapidement rattrapée
Certes bien en place, les Français ne se sont toutefois pas montré les plus dangereux. Pire, ils ont même été bousculés par la ligne d’attaque ukrainienne et par la percussion d’Andrey Voronin et de Ruslan Rotan en début de rencontre. Très actif dans son couloir gauche ce dernier a été idéalement relayé par l’attaquant de Liverpool, très présent et remuant dans l’axe et par Andrey Shevchenko qui a toutefois eu plus de mal à se frayer un chemin au sein de la défense centrale tricolore. Rien d’étonnant donc à ce que les Français aient été rapidement menés au score après une action rondement menée par Gusev sur la droite et conclue par Voronin d’une frappe à ras de terre en dehors de la surface (1-0, 14e). Les Bleus se sont toutefois remis dans le bon sens de la marche, profitant notamment des difficultés de la défense ukrainienne, souvent surprise par les appels dans le dos de Sidney Govou ou Thierry Henry. C’est d’ailleurs sur des services en profondeur de Claude Makelele pour l’attaquant du Barça (20e) puis de Karim Benzema pour son coéquipier de l’Olympique Lyonnais, Sidney Govou (34e) que les Français ont pris les commandes de la rencontre.
Les Bleus moins compact mais solide
Compacte et ramassée, posée très bas sur le terrain, l’équipe de France a cependant peiné pour remonter efficacement le ballon avec régularité. Obligée de partir de loin, c’est en bloc qu’elle a cherché à attaquer en première période, disposant de deux relais privilégiés au milieu du terrain : Lassana Diarra et Karim Benzema. Le premier s’est placé devant Claude Makelele pour tenter d’étirer le jeu tricolore. Le second est redescendu d’un cran et a multiplié les décrochages, se muant régulièrement en organisateur du jeu, pour servir le plus souvent un Sidney Govou désertant régulièrement son aile droite pour se replacer dans l’axe et épauler Thierry Henry.
Un rôle qui a manqué à l’équipe de France après la sortie de Karim Benzema au profit de Samir Nasri à la mi-temps. Moins homogène, la formation vice-championne du monde, rattrapée dès le retour des vestiaires après une bourde de Sébastien Frey sur une tête de Shevchenko (46e), a laissé plus d’espaces au milieu de terrain, se prêtant aux offensives ukrainiennes, faites de passes courtes, de Shevchenko (51e), Rotan (64e) ou Shelayev (87e). La France a surtout perdu de la percussion en attaque, ne comptant que sur les exploits personnels de Thierry Henry et surtout de Franck Ribéry pour faire la différence. Ce n’est que grâce aux montées de François Clerc ou Éric Abidal, qui se sont faites plus rares dans les 45 dernières minutes, que les Bleus ont réussi à parfois créer le surnombre (57e et 74e), retrouvant ainsi davantage de soutien. Cela n’a néanmoins pas suffit à l’équipe de France pour remporter ces trois fameux points réclamés par son sélectionneur. La victoire n’est pas là mais la qualification était déjà acquise et il serait de mauvais goût de faire la fine bouche…
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