Guy Novès, roi de la vitesse
Pelous est encore vert
Toulouse fait profil bas
Elissalde, un homme d’ouverture
Toulouse ne baisse pas la garde
Médard sort de l’ombre
Du paradis à l’enfer, difficile de mieux résumer ce que vit le stade toulousain depuis la fin de la saison dernière. Difficile également de mieux résumer cette lente descente aux enfers qui a trouvé son point culminant un soir de décembre, au stade Ernest-Wallon face à Llanelli. Divins pendant 50 minutes, à la hauteur d’une réputation européenne qui n’apparaissait alors pas surfaite, les Toulousains ont prodigué un jeu digne de leur rang. Celui d’un triple champion d’Europe, 16 fois champion de France, club craint à chaque début de saison.
Puis les démons sont remontés des entrailles de la Terre pour emmener les hommes de Guy Novès se plonger dans un océan de doutes et de maladresse. Menant 31-10 après dix minutes en seconde période, ils sont sortis par la petite porte une demi-heure plus tard. Comme s’il fallait appuyer clairement où ça fait mal pour ouvrir les yeux des Héraultais sur leur mal de vivre qui traîne depuis la fin de l’été… Guère convaincants depuis le début de la saison, c’est aujourd’hui leur impossibilité à s’en sortir qui fait craindre des lendemains désenchantés. "On a l’impression qu’actuellement, tout est contre nous", analyse comme un constat d’échec Guy Novès, se refusant toutefois à se laisser aller à l’impuissance. "Cette mauvaise passe finira bien par se terminer".
La mal de vivre toulousain
Reste que cette dernière a tendance à se prolonger plus que de raison et se mue peu à peu en crise larvée qui pourrait rapidement éclater. Ce qu’on pouvait mettre sur le compte d’un épuisement physique et moral dû à un calendrier international surchargé ne suffit plus à expliquer les difficultés d’un des fournisseurs officiels du XV de France. En témoigne la réussite du Stade Français ou du champion de France biarrot. Certains remettent en cause une préparation physique inadaptée qui aurait coupé les jambes des hommes de Guy Novès, ne leur permettant d’être performants qu’en cette fin d’année 2006. L’argument est irréfutable, notamment à la lumière de ce fameux match face à Llanelli. Mais c’est aujourd’hui un mal plus profond qui risque de ronger les Héraultais. En même temps que se sont accumulés les mauvais résultats, se sont également amoncelé les nuages noirs au-dessus de leur tête. Aux blessures physiques se sont ajoutées les blessures morales Et des invincibles Toulousains, gonflés de confiance, on est passé à des joueurs parfois empruntés et en manque totale de réussite.
Biarritz et ça repart ?
Le déplacement chez les champions de France, lors de cette 17e journée de championnat intervient-il alors au meilleur des moments ? Les issues sont aujourd’hui clairement définies. Soit les Toulousains tombent encore plus bas et disent au revoir aux demi-finales du Top 14. Soit ils profitent de cet ultime défi pour se relancer et s’offrir de sereines vacances. "Toulouse reste mythique et je pense qu’ils retrouveront vite leurs marques…" craint déjà Damien Traille. Il est vrai que le mieux physique et tactique qui s’est fait sentir samedi en H-Cup augure d’un déclic prochain, celui que les grandes équipes savent provoquer quand elles sont dos au mur. Toulouse dispose encore d’un joker avant une rentrée difficile le 6 janvier à Perpignan et la mise à disposition de nombre de ses cadres qui partiront avec l’équipe de France. Ne tient donc qu’à eux de saisir cette dernière chance, sous peine d’une crise cette fois ouverte et qui risque de faire du bruit…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |