Clermont le rouleau compresseur
Clermont toujours en vie
James, pilier du jeu clermontois
La bonne année pour Clermont ?
John Smit déjà sur le flanc
Le récital de Clermont
Clermont se place. Légitime favori du championnat après sa finale du Top 14 et sa victoire lors du challenge européen la saison dernière, le club auvergnat ne se contente pas d’afficher des objectifs mais confirme ses ambitions sur le terrain depuis le début de la saison. Revenu à deux longueurs du Stade Toulousain après sa victoire sur les Haut-Garonnais lors de la cinquième journée du championnat (21-17), le club clermontois a clairement démontré son niveau de jeu face à l’une des grosses écuries du championnat. Un jeu mûri au fil des mois par un groupe qui se connaît par cœur pour n’avoir guère évolué depuis deux ans.
La stabilité est en effet le maître mot des dirigeants auvergnats. Il s’agit avant tout de durer et donc de se donner les moyens de se porter régulièrement en haut de tableau. Financièrement très solide (ndlr : Clermont tourne avec 14,5 millions d’euros de budget, juste derrière Toulouse qui compte 17 millions et Paris avec 15 millions), le club s’est ainsi donné les moyens de grandir sportivement et de mettre en place un effectif étoffé, talentueux mais également stable. Le club est devenu une destination attirante pour les joueurs qui ne rechignent pas à signer en Auvergne, à l’image de Benoït Baby, Julien Bonnaire ou surtout du capitaine des champions du monde sud-africains, John Smit.
Une progression constante
En bonne voie la saison dernière, les Clermontois ont cette année franchi un palier supplémentaire, notamment dans la constance de leur jeu et de leurs résultats. S’ils parvenaient déjà à produire beaucoup de jeu la saison passée, que ce soit grâce à la forme de leur demi de mêlée Pierre Mignoni ou à celle d’Aurélien Rougerie, ils manquaient parfois de solidité dans les phases défensives. Les arrivées de John Smit et de Julien Bonnaire, ainsi qu’une concentration plus intense sur l’importance des avants, permet aux Auvergnats de disposer d’un pack plus fort et surtout plus résistant.
Clermont ne se veut plus simplement une équipe qui attaque et met du volume dans son jeu mais surtout une équipe complète dans tous les secteurs. Un mode de vie prôné par Ver Cotter dont la réussite est louée par ses dirigeants. "Nous avions un environnement favorable avec un groupe de joueurs de qualité et des structures conformes aux exigences du Top 14. Vern Cotter a apporté de la rigueur, de la discipline, un sens du travail et un projet de jeu auquel les joueurs ont complètement adhéré" s’enthousiasme Jean-Marc Lhermet, manager sportif du club.
De l’ambition
L’entraîneur clermontois a également apporté un élément indispensable à la réussite : la confiance. Celle qui permet aux joueurs d’afficher une ambition débordante. "Notre groupe est mature. Cela fait deux ans qu’on vit tous ensemble. C’est à la fois beaucoup et peu. Notre équipe est encore en progression. Elle a besoin de connaître ces matchs de haut niveau et de jouer des phases finales" expliquait ainsi Pierre Mignoni après la victoire de l’ASM sur Toulouse en décembre. "On ne se souhaite que du bien, c’est-à-dire faire mieux que l’année dernière." En d’autres termes, être champion de France.
Et pour cela, tous les ingrédients sont présents et le mélange savoureux. Entre les joueurs expérimentés, les étrangers et les jeunes pousses, Vern Cotter et ses dirigeants ont trouvé le bon équilibre. Les premiers donnent à l’équipe le cadre et l’expérience du haut-niveau nécessaire au combat. Les deuxièmes apportent à Clermont une image du jeu différente et des compétences supplémentaires. Les jeunes évoluent et apprennent aux côtés de joueurs chevronnés et soutiennent l’édifice grâce à leur envie. Le résultat est une équipe talentueuse qui ne compte pas s’arrêter. Du moins tant qu’elle n’aura pas soulevé le bouclier de Brennus.
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