Le septième rugissant
Toulalan, le maillon fort de la chaîne lyonnaise
Lyon et sa drôle de communication
Lyon cherche un second souffle
Lyon manque de mordant
Toulalan et Fred soulagés
Le président de l’OL, Jean-Michel Aulas, fait chaque année de la Ligue des champions un objectif majeur. Avide de provocation et de controverse, il aime persuader que son club a les moyens d’accéder aux demi-finales de la plus prestigieuse des coupes européennes, et même de la gagner. Si sur un plan personnel, le dirigeant lyonnais a atteint le toit de l’Europe en accédant à la présidence du G8, son équipe peine à confirmer son statut de ponte du football européen.
Les départs programmés de Florent Malouda, Eric Abidal, et Tiago ainsi que l’éternel mystère estival sur le sort de Sydney Govou, soulèvent des interrogations sur le nouveau visage de l’Olympique Lyonnais. Le club peut-il conserver le même appétit européen ? Si les arrivées de Mathieu Bodmer et Kader Keita sont prometteuses, une carence se révèle dans l’effectif des champions de France en titre : un manque d’expérience latent. Certes, ces deux dernières recrues dans l’entrejeu lyonnais peuvent permettre à Lyon d’être le prétendant le plus sérieux à sa propre succession. Parfaitement adaptés à la Ligue 1, déjà auteur de très bonnes saisons avec Lille, les anciens nordistes n’auront aucun mal à participer, et même à conduire, aux succès hexagonaux de la formation lyonnaise. Partout en France, Lyon impressionnera et les louanges pleuvront, mais quel aura été le parcours européen ?
Jeune et novice
La Coupe aux grandes oreilles est un tout autre challenge. Les quatres probables départs lyonnais, Malouda, Abidal, Govou et Tiago, sont tous des internationaux, ayant disputés une finale de Coupe du monde pour les trois premiers, et une demi-finale pour le dernier. De plus, ils ont joués respectivement 36, 21, 48, et 27 matchs de C1. La relève apparaît bien jeune et novice pour prétendre à un long parcours dans cette compétition.
Les anciens Lillois ne sont jamais allés plus loin que les huitièmes de finale, tandis que Nadir Belhadj, remplaçant d’Eric Abidal, n’a joué qu’une saison en Ligue 1. Même encadrée par des joueurs expérimentés comme Juninho ou Coupet, l’équipe lyonnaise ne semble pas en mesure de rivaliser avec les géants européens. D’autant que l’attaque paraît également manquer un peu d’envergure et surtout d’un buteur chevronné, capable de faire basculer un match sur une seule action.
Il est intéressant de s’interroger sur la véritable différence de clubs tels que le Milan AC, Barcelone ou Liverpool et l’OL. Outre le pouvoir économique et le poids du club, ainsi que le championnat dans lequel ces différentes équipes évoluent, une distinction notable persiste : la présence dans l’effectif de joueurs bardés de titres des grandes compétitions européennes. À Lyon, il n’existe pas (encore) de Maldini, Seedorf, Gerrard, ou Deco, des joueurs ayant décrochés tous les plus grands titres, et qui possèdent l’expérience pour emmener leurs troupes vers les plus belles victoires. Les joueurs titrés jouent dans les grands clubs, voila une théorie à méditer...
Pour aller plus loin
L’attaque affiche complet
Une progression naturelle pour Mathieu Bodmer
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