Ribéry apprécie la liberté
Trezeguet soutenu par ses coéquipiers
Une leçon d’application défensive
Victoire intéressante de la France
La combativité prime en équipe de France
Domenech joue l’ouverture
La victoire est là, c’est l’essentiel, mais pas le principal pour Raymond Domenech. Plus qu’un succès face au Mali, c’est dans sa résistance et son engagement que l’équipe de France A’ a intéressé le sélectionneur national. "Dans ce genre de match, ce n’est pas le résultat qui compte, c’est l’envie, l’engagement, la détermination. Même si je préfère gagner 3-2 que faire 0-0 comme contre le Congo la dernière fois. On a fait de bonnes choses dans l’organisation" se satisfait-il sur le site officiel de la Fédération française de football (FFF). Pourtant, si les Bleus menaient tranquillement 3-0 à la mi-temps, la largesse du score ne reflétait pas totalement la physionomie de la rencontre. Car les Tricolores ont été bousculés en première période par des Maliens engagés et physiquement un ton au-dessus. Sans l’ouverture du score rapide de Samir Nasri, mais également une efficacité salvatrice et la présence rassurante de Steve Mandanda, la France ne serait toutefois pas rentrée aux vestiaires avec une telle avance.
Une belle frayeur
Solidaires à défaut d’être toujours solides, les Bleus ont toutefois fait preuve d’une détermination intéressante et ont tenu en première période. Les quarante-cinq dernières minutes ont en revanche été plus compliquées pour une équipe qui a laissé la maîtrise du ballon à son adversaire et a davantage joué en reculant. "L’impact physique était supérieur de l’autre côté. Heureusement qu’on avait d’autres qualités. Et ils ont fait ce que j’attendais d’eux" assure Raymond Domenech. Sur le reculoir, les joueurs de l’équipe de France ont surtout laissé beaucoup plus d’espaces à leurs adversaires et en ont fort logiquement payé les pots cassés en encaissant deux buts, mais également en obtenant beaucoup moins d’occasions de buts qu’en première mi-temps. "La deuxième mi-temps a été plus poussive. Il y avait la fatigue, certains d’entre nous avaient joué dimanche, il y a seulement deux jours. On se connaît à peine en plus, on a fait un seul entraînement collectif" assure ainsi Jean-Alain Boumsong sur sport24.com pour expliquer les difficultés de l’équipe de France.
Ils tirent leur épingle du jeu
Reste que certains ont tout de même marqué des points auprès du sélectionneur national. S’il y a peu de chances que des joueurs présents hier sur la pelouse fassent partie du voyage en Autriche et en Suisse, certains ont tenté de montrer qu’ils pourraient prendre place dans le groupe. Dans la lignée de ses prestations parisiennes, Jérôme Rothen a apporté beaucoup de mouvements sur son flanc gauche et initié quelques belles offensives. Son absence en deuxième période c’est d’ailleurs fait sentir dans ce domaine, mais également dans la récupération et la conservation du ballon en milieu de terrain, moins performante par la suite. Florent Sinama-Pongolle a lui aussi offert une prestation très intéressante.
Un but, le troisième de l’équipe de France, une passe décisive, un pénalty provoqué, l’ancien joueur de Liverpool n’a pas déçu. Car plus que son implication dans le résultat comptable des Bleus, c’est son activité et sa détermination à la pointe de l’attaque qui a satisfait Raymond Domenech. "Ce n’est pas une surprise. Il est en train de revenir à son niveau. Je suis heureux pour lui, mais pas surpris" assure le sélectionneur national. S’il n’a pas toujours fait les meilleurs choix devant le but, manquant encore d’automatismes avec ses coéquipiers, et notamment Jimmy Briand, l’attaquant de Recreativo Huelva a donné une impulsion certaine au jeu tricolore. Mais la concurrence est rude en attaque en équipe de France, et les places sont rares…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |