La construction stéphanoise se dessine
Gomis l’homme à tout faire
Payet a mûri
Saint-Étienne reparti sur de bonnes bases
Le Chaudron fera peau neuve
Bafe Gomis très demandé
Vingt-six ans que Saint-Étienne attendait ça. Remontés en Ligue 1 en 2004, les Foréziens avaient raté l’occasion de renouer avec leur glorieux passé européen en 2005, en terminant sixième du championnat. Trois ans plus tard, ils sont enfin parvenus à leurs fins, raflant la mise lors de la dernière journée. "Nous avons eu une période hivernale difficile. Nous avons manqué de régularité, avons eu des absences importantes, des matchs difficiles..." explique Laurent Roussey, l’entraîneur du club, conscient que l’équilibre créé reste fragile. Car si Saint-Étienne a réussi un excellent dernier tiers de compétition avec seulement deux défaites lors de ses quinze derniers matchs, il a régulièrement alterné le bon et le moins bon auparavant, au point de descendre jusqu’à la 16e place du classement au mois de février.
Conserver l’équilibre
Les différents changements opérés à l’intersaison, que ce soit au niveau de la tête de l’équipe comme de l’effectif, ont été difficiles à digérer. En attaque par exemple, le grand nombre de joueurs pouvant postuler à une place de titulaire a rendu complexe les choix à effectuer et la bonne combinaison difficile à trouver. En recrutant à tour de bras en 2007, l’ASSE s’est certes considérablement renforcé, mais a logiquement eu du mal à trouver ses repères au cours de la saison. Aujourd’hui, il ne semble plus question de suivre le même chemin. L’entraîneur peut s’appuyer sur un groupe solide qui s’entend bien et ne compte pas opérer de grands bouleversements, tout juste trois ou quatre joueurs viendront-ils étoffer son banc. Car pour gérer une saison dense entre les dates européennes et le championnat, où les Verts espèrent rester en très bonne place, il faudra se renforcer, même raisonnablement.
C’est ce qu’ont déjà commencé les Foréziens en faisant signer le milieu de terrain Daisuke Matsui. Mais l’important est également de conserver ses meilleurs éléments, que cela soit en défense, les composantes de l’arrière-garde ayant réussi à terminer quatrièmes du classement grâce à une quasi-invincibilité à domicile (4 buts encaissés), ou en attaque. "Gomis est intransférable, même si les dirigeants olympiens arrivaient avec trois camions pleins de billets" explique ainsi Roland Romeyer dans les colonnes de La Provence, rassurant également les supporters sur le devenir de Pascal Feindouno. "Ils feront partie de l’ossature de l’équipe la saison prochaine. Bafétimbi Gomis est prêt à rester un peu plus chez nous avant de vivre une expérience en Angleterre."
Construire dans la durée
Saint-Étienne dispose en effet d’une force d’attirance nouvelle : l’Europe. S’il ne dispose peut-être pas encore d’un groupe assez complet pour survivre en Coupe de l’UEFA et jouer en même temps les premiers rôles en championnat, il a les moyens de conserver ses meilleurs joueurs et surtout d’en attirer d’autres dans ses filets. C’est d’ailleurs l’objectif des dirigeants foréziens qui n’ont pas l’intention de faire de la saison prochaine un "coup", mais espèrent bien pouvoir travailler dans la durée, et donc offrir de la sérénité et de la stabilité au groupe. "C’est le début d’une aventure. C’est une étape pour monter encore beaucoup plus haut. J’ai le vrai sentiment que le club a fait un pas décisif. Dès la saison prochaine, nous aurons le cinquième budget de France pour pouvoir se situer régulièrement dans les cinq premiers du championnat et viser plus haut."
Pour cela, il leur faudra toutefois démontrer que le groupe peut s’inscrire dans la longueur et qu’il n’était pas seulement un feu de paille. La jeunesse de l’équipe avec des Loïc Perrin, Dimitri Payet ou Bafetimbi Gomis, indique un potentiel encore élevé et des progrès à réaliser. Le style de jeu prôné par Laurent Roussey, rapide et enlevé, a quant à lui permis aux joueurs de s’exprimer. Ne leur reste plus qu’à confirmer…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |