Michalak se fait une place au soleil
Le XV de France entre espoirs et reconstruction
Les Bleus finissent mal
Le XV de France sur la touche
Un retour aux sources face aux Gallois
Barcella le pilier du futur
Comme en 2003, les Anglais ont brisé le rêve de l’équipe de France. Cette fois l’écart est plus large mais lé déception et l’amertume reste la même. Mais les Bleus n’ont pas eu les ressources pour démontrer aux champions du monde qu’ils entendaient les détrôner. À l’image de leur rentrée aux vestiaires après le match, où ils n’ont même pas attendus les vainqueurs pour les saluer, ils sont sortis par une porte dérobée ; comme conscients de ne pas avoir tout donné pour se hisser dans leur première finale de Coupe du monde depuis 1999. Les supporters tricolores n’ont pas tardé à quitter le Stade de France eux non plus, refroidis aussi vite qu’ils s’étaient échauffés après la victoire du XV de France sur la Nouvelle-Zélande. La sérénité et la tranquillité affichée par les supporters d’outre-Manche avant la rencontre était donc programmée. Le début de Mondial difficile de leurs protégés ne les avaient semble-t-il jamais inquiété. Au vu de la rencontre, ils n’ont pas eu tort.
Un manque d’audace
Dans une enceinte dionysienne teintée du blanc des roses anglaises quasiment autant que de Bleus tricolores, les sujets de sa Gracieuse Majesté n’ont pas eu longtemps à patienter pour donner de la voix, le seul essai de la partie, celui de Josh Lewsey, intervenant dès la deuxième minute, sur une erreur de Damien Traille, hésitant à mettre en touche un long ballon. Bien loin de devenir muet après l’essai éclair du numéro 11 anglais, le Stade de France a résonné quasiment immédiatement de ces "Allez les Bleus" tant réclamés par les joueurs de l’équipe de France. De quoi rassurer immédiatement les joueurs de l’équipe de France, qui, sans paniquer après cette entame catastrophique sont entrés dans leur match comme si de rien n’était.
Mais les mauvais choix ont une nouvelle fois été trop nombreux pour permettre aux Bleus de s’installer dans la rencontre. Notamment dans le jeu au pied, qui a offert encore très souvent au XV de la Rose la possibilité de se relancer facilement aux 22 mètres et les munitions pour se repartir de l’avant. S’il est en revanche un domaine où Les Bleus sont restés quasiment infaillibles, c’est bien la défense. Toujours aussi agressifs et rapides sur le porteur de balle, ils ont longtemps empêché les Anglais de prendre les intervalles.
Ils n’ont pas su tuer le match
Dominateurs territorialement et dans la possession de balle, les Tricolores n’ont pas réussi à exploiter cette domination. Redevenus quasiment tout puissant sur les alignements, très solides en mêlée, mais gênés sur certains regroupements où les Anglais gênaient la sortie du ballons, les Tricolores n’ont pas réussi à déstabiliser leurs adversaires plus que de raison. Surtout, les Bleus n’ont que très peu exploité les surnombres au large, cherchant à faire la différence seuls ou au ras plutôt que de profiter du soutien. De là à regretter une maîtrise stérile il n’y a qu’un pas. En 1995, Abdelatif Benazzi n’avait pas pu apporter la demi-finale à l’équipe de France pour une petite vingtaine de centimètres. Cette fois, l’équipe de France pourra regretter cette course de Clerc, relayée par Sébastien Chabal qui, malgré une nouvelle percée de quelques mètres avec trois Anglais sur le dos n’a pas réussi à aplatir l’essai qui aurait pu faire la différence.
D’une discipline toujours aussi remarquable depuis le début de la rencontre, les joueurs tricolores, qui ne menaient que d’un point à dix minutes du terme de la rencontre, ont essayé d’accélérer. Mais ont en même temps augmenté le nombre de leurs fautes, lâchant encore plus de munitions à des adversaires fidèles à la philosophie appliquée depuis quelques matchs : jouer simple et s’en remettre au pied de Jonny Wilkinson qui n’a pas tremblé sur les deux pénalités ouvrant les portes de la finale aux champions du monde en titre. À la sortie de la rencontre, la voix d’Édith Piaf résonnait dans le Stade presque vide. Non, rien, de rien, les Français ne regrettent rien ? Rien n’est moins sûr…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |