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Aucune contestation possible. Les Argentins eux-mêmes l’ont dit et répété après leur rencontre face à l’Afrique du sud : les Springboks étaient simplement les meilleurs. Car si la sélection albiceleste a commis beaucoup d’erreurs, offrant des munitions à son adversaire, encore fallait-il les utiliser à bon escient. Ce qu’ont parfaitement réussi les Sud-Africains. "Ils ont mis beaucoup de pression. Il faut les féliciter" concédait Juan Martin Hernandez après la rencontre. "Ils s’attendaient à nos erreurs et ont marqué comme ça. Je ne sais pas combien de ballons on a donné mais c’est sûr qu’il y en a eu trop pour jouer à ce niveau. On n’a pas l’habitude de jouer avec cette pression." Si les Springboks ont eux aussi commis beaucoup d’erreurs, elles n’ont que rarement été préjudiciables. Patients, solides, ils ont fait preuve d’une maîtrise inébranlable tout au long de la rencontre. Surtout, ils ont prouvé qu’ils n’étaient jamais plus dangereux qu’en contre, à exploiter le moindre espace laissé par l’adversaire.
Des dangers permanents
L’Afrique du Sud n’est ainsi guère gênée lorsqu’il s’agit de subir le jeu. Grâce à une ligne défensive performante, elle parvient à gérer la pression adverse et à rester à distance respectable de son en-but. Le pied de Percy Montgomery, voire de François Steyn, bien réglé comme il l’a été dimanche soir assure qui plus est une possibilité de dégagement non négligeable aux Springboks. Aussi, c’est grâce à une ligne d’arrières exceptionnelle que l’Afrique du sud est capable de relancer avec une facilité parfois déconcertante.
Outre le phénomène Bryan Habana auquel il ne vaut mieux pas laisser le moindre centimètre de liberté sous peine de punition immédiate, François Steyn, JP Pietersen ou encore Fourie du Preez sont quasiment impossibles à arrêter une fois lancés. Grâce à ces missiles longue portée, l’Afrique du Sud peut atteindre sa cible même si la rampe de lancement est particulièrement lointaine. En témoignent les essais de 60 et 80 mètres de Bryan Habana ou de Fourie du Preez face à l’Argentine. De quoi user les arrière-gardes adverses qui ne doivent pas relâcher leur vigilance un instant face à ces dangers permanents.
Une faille à exploiter
Heureusement pour leurs adversaires, l’Afrique du Sud a aussi ses points faibles. Pendant plus d’une heure face à l’Argentine, les Springboks ont ainsi subi la force du pack albiceleste en mêlée et ont été bousculés sur les mauls. Considérée comme l’une des meilleures du monde, si ce n’est la meilleure, la ligne d’avants argentine a fait beaucoup de mal à son homologue, à l’image de ce que pourrait faire son homologue anglaise, retrouvée depuis quelques matchs. Car il aura fallu une baisse de régime physique des Pumas pour que les Sud-Africains prennent le dessus sur les regroupements. Mais il n’est pas dit que leurs adversaires britanniques seront soumis à la même fatigue, même si la moyenne d’âge anglaise reste plus élevée que celle de la jeune formation de Jake White qui n’espère qu’une chose : que l’Angleterre ne choisisse pas la finale pour prendre sa revanche après la déroute subie lors des matchs de poule…
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