Un lobbying original
Seule la Ligue des champions pourra atténuer les regrets marseillais
Marseille veut frapper un grand coup
Sans Valbuena, l’OM devra encore composer offensivement face à Lyon
Gerets anticipe du changement
Pas de sélection pour Valbuena selon Gerets
Faut-il parler de métamorphose, de révélation, de coïncidence ? L’arrivée d’Eric Gerets à la tête de l’équipe première de l’Olympique de Marseille s’est jusqu’à présent assimilée à une bénédiction pour Mathieu Valbuena. Sous la direction de l’entraîneur belge, le petit Girondin n’a manqué aucune des huit rencontres disputées par son club. Parmi celles-ci, une seule l’a vu débuter sur le banc. Durant l’ère Albert Émon, les chiffres étaient radicalement différents. L’ancien joueur de Libourne n’avait ainsi été titularisé qu’à trois reprises en championnat depuis son arrivée sur la Canebière durant l’été 2006. Du statut de remplaçant utilisé ponctuellement, Mathieu Valbuena est aujourd’hui passé à celui de titulaire quasi-indiscutable, d’homme de base, même, du dispositif mis en place par Éric Gerets.
Son but inscrit à Liverpool (1-0) en Ligue des champions, pour le premier match de l’entraîneur belge à la tête de l’OM, l’a placé sous le feu des projecteurs. Depuis, Mathieu Valbuena a su éclipser Karim Ziani et s’approprier le couloir droit de la formation phocéenne. Sa capacité d’accélération et son jeu rythmé apparaissent comme une bénédiction pour une équipe marseillaise qui peine depuis le début de la saison à imposer son jeu et faire la différence lorsqu’elle se trouve en situation de domination. Toujours disponible, il offre une solution supplémentaire aux côtés de Samir Nasri pour assurer la mène. Mais propose un regard différent à ses adversaires.
L’étincelle
Tandis que le jeune international s’appuie grandement sur sa force de percussion et les changements de jeu, Mathieu Valbuena possède une maîtrise technique et une qualité de dribble qui en font un joueur très à l’aise dans les petits espaces. Son activité permet d’accélérer le jeu de son équipe. Capable de distribuer dans un petit périmètre, il s’apparente de plus à plus à l’étincelle capable de mettre le feu aux poudres à l’abord de la surface de réparation adverse lorsque l’OM domine la partie.
Si la régularité des résultats ne reflète pas encore l’impact de l’association encore nouvelle entre les deux meneurs de jeu, du fait de l’absence prolongée du jeune international, les coups d’éclat et la qualité de jeu retrouvée sur la Canebière témoignent de la difficulté à contenir les deux joueurs conjointement. Et les prestations des autres Phocéens s’en trouvent améliorées. Grâce au volume de jeu de son numéro 28 et sa capacité à conserver le ballon, l’OM peut ainsi se positionner plus haut sur le terrain. "Je suis quelqu’un qui aime jouer offensivement dès qu’il y en a la possibilité, qui veut jouer haut, qui veut faire la pression sur la moitié de terrain de l’adversaire" expliquait ainsi Eric Gerets après sa signature à Marseille. Et à mesure que le bloc-équipe phocéen remonte sur le terrain, c’est l’OM qui amorce sa remontée au classement.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |