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Les quelques tours passées en qualifications l’ont parfaitement mise en jambes. Opposée à Amanda Stosur, tête de série n°29, Alizé Cornet pouvait craindre le pire. Tomber au premier tour du dernier Grand Chelem de l’année, comme elle était tombée lors de l’Open d’Australie ou de Roland-Garros. Mais il n’est guère du tempérament de la jeune joueuse de se laisser impressionner. Ni de fêter son premier US Open senior par une défaite. Sans paniquer mais en se préoccupant avant tout de son jeu, la Niçoise n’a pas cillé alors qu’elle était menée 3/1 dans le premier set. Face à une joueuse bien plus expérimentée qu’elle, elle s’est davantage reposée sur ses fondamentaux, s’acharnant avant tout à garder la balle dans le court et à forcer son adversaire à faire la faute la première.
La précision comme leitmotiv
Loin de la puissance que peuvent développer certaines de ses compatriotes comme Amélie Mauresmo voire Marion Bartoli, Alizé Cornet se base d’abord sur le placement de ses balles. De quoi gêner Amanda Stosur, peu en jambes, et souvent dépassée par les longs coups de la Française. Sans chercher à tout prix à faire le point sur un coup gagnant, risquant même souvent de se faire prendre en contre par la frilosité de certains de ses choix, celle qui a remporté Roland-Garros junior cette saison a exploité un déplacement parfois aléatoire de son adversaire pour la faire craquer à l’échange. Surtout, Alizé Cornet n’a pas failli sur les points importants à l’image du jeu remporté sur le service de son adversaire à 4/3 dans la première manche, lui offrant un jeu à suivre pour conclure cette dernière. Durant le deuxième set, c’est même elle qui a déréglé le jeu de l’Australienne, peu en veine sur ses montées au filet et de plus en plus impuissante et imprécise.
Plus posée et surtout plus offensive que son adversaire, Alizé Cornet a finalement compensé des difficultés au service (seulement 55% de première balle) par une précision salvatrice dans le jeu. Malgré une première balle à peine meilleure dans la seconde manche, elle n’a offert aucune occasion de break à son adversaire, serrant le jeu sur sa deuxième balle. De quoi la rassurer à l’aube d’un deuxième tour largement à sa portée, face Caroline Wozniacki, 86e joueuse mondiale et donner un peu plus le moral à la délégation féminine tricolore. En l’absence d’Amélie Mauresmo, ses compatriotes prennent leur chance puisque Marion Bartoli n’a pas tremblé face à Alexa Glatch (6/1, 6/1) et qu’Aravane Rezaï est également passée en deux sets face à Jorgelina Cravero (6/3, 7/5). La relève est assurée.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |