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"Je vais pouvoir travailler tranquillement." Paul Le Guen était visiblement soulagé après le succès de son équipe à Strasbourg il y a dix jours de cela, la victoire étant synonyme d’une moindre pression médiatique durant la semaine. Un élément important pour le club car, à la différence de la fin de saison dernière lorsqu’il abordait les matchs les uns après les autres et pouvait ainsi faire abstraction de l’environnement pour préparer les rencontres, Paul Le Guen s’attache actuellement à construire dans la durée. Un objectif souvent incompatible avec une trop grande critique extérieure et qui pousse donc l’entraîneur parisien à protéger ses joueurs de l’attention des médias, d’autant plus qu’il a fait le pari de la jeunesse.
À l’issue de la rencontre face à Lyon (2-3) le 28 octobre, l’ancien coach des Glasgow Rangers évitait poliment toutes les questions engendrant, de près ou de loin, une comparaison entre les jeunes et les moins jeunes. Car au final, le classement du PSG n’est guère flatteur. Le club de la capitale n’a encore jamais figuré dans la première moitié du classement de Ligue 1 cette saison, après avoir longtemps lutté contre la relégation la saison dernière. Un bilan qui attire inévitablement l’attention, bien plus que le niveau de jeu ou le potentiel affichés, surtout qu’avant l’arrivée de Guy Lacombe en décembre 2005, le Paris Saint-Germain de Laurent Fournier occupait la sixième place du classement, à un point seulement du deuxième.
"Une chance formidable"
Un poids qui ne détourne pas Paul Le Guen de sa tâche actuelle, pas plus que les récentes critiques parues dans France Football à propos de la titularisation massive de jeunes. "C’est voir le mauvais coté des choses que de dire ça" tranchait l’entraîneur du club avant la réception de Nancy samedi. "C’est aussi leur donner une chance formidable que de les faire jouer. Le temps montrera que ce sont des joueurs qui ont un vrai profil pour réaliser un bon parcours au PSG." Mais le temps, surtout dans un club comme le Paris Saint-Germain, s’avère toujours particulièrement précieux.
De Selim Benachour à Rudy Haddad, en passant par Roméo Calenda, Edwin Murati ou encore Marko Pantelić, les exemples sont légion de jeunes joueurs passés par le PSG sans avoir véritablement eu le temps de percer dans la capitale. En ce sens, le pari de Paul Le Guen comporte une importante difficulté. Une fois amorcé le pari de jeunesse, il n’est plus possible de faire demi-tour sans sacrifier, en partie ou totalement, la génération émergente. Difficile donc d’envisager aujourd’hui un retour au premier plan d’un joueur comme Marcelo Gallardo, dont la mise à l’écart profite à la jeunesse du club. Il apparaît même presque comme une fatalité d’attendre l’affirmation des jeunes espoirs parisiens pour voir le Paris Saint-Germain tutoyer de nouveau les sommets.
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