La meilleure attaque, c’est la défense pour Biarritz
Harinordoquy rejoint lui aussi l’infirmerie
Biarritz quitte la scène européenne
Briatore plus motivé que jamais
Betsen plaque le rugby
Lagisquet toujours en place mais épaulé
Jamais depuis le début de la saison les joueurs de Biarritz n’ont caché leurs difficultés offensives. Avec à peine 13 points de moyenne inscrits par match, les Biarrots se placent parmi les plus mauvaises attaques du Top 14, adoptant un rythme offensif de relégable. "Depuis le début de la saison, nous avons du mal à concrétiser nos actions. On met beaucoup d’énergie pour rien au final. On s’énerve, on ne gère plus. Et si on mettait des essais à chaque débauche d’énergie, la confiance viendrait plus facilement" confirme l’ailier du BO, Benjamin Thiéry sur rugbyrama.fr.
S’ils manquent de réalisme, les Basques ont surtout du mal à trouver le ou les joueurs capables de faire la différence sur une action et de décanter la situation. Meilleur marqueur biarrot avec cinq essais, Takudzwa Ngwenya est l’un des seuls à franchir régulièrement la ligne d’en-but adverse et de concrétiser ces fameuses débauches d’énergie mentionnée par Benjamin Thiéry. Et pourtant, malgré cette difficulté à marquer, Biarritz n’a jamais lâché le quintet de tête depuis la sixième journée et n’est aujourd’hui qu’à une longueur de la quatrième place de l’USAP, qualificative pour les demi-finales du championnat.
Une défense intraitable
Il faut dire que si les difficultés offensives s’accumulent, les facilités défensives sont évidentes pour les Biarrots. Avec seulement 202 points encaissés depuis le début de la saison, soit à peine 12 points de moyenne, le BO se présente comme une citadelle difficilement prenable. L’équipe base ainsi son succès sur cette solidité, mais surtout sur une solidarité éprouvée ces dernières semaines, face aux critiques venues de toute part. "En dehors du terrain, il fallait que l’on se comprenne, que l’on retrouve de la solidarité. Personne ne nous aide en dehors du terrain. Alors on fera notre sauce entre nous, les joueurs" expliquait Damien Traille après la défaite de Biarritz face au Stade Toulousain (6-12).
Parfaitement en place, les Basques ont déjà les bases pour se maintenir au plus haut-niveau et espèrent maintenant pouvoir passer la vitesse supérieure, afin de se hisser en demi-finale. "On marque des essais dans la variété, trois essais pour nous, c’est beaucoup (rires). Mais l’on sait aussi que c’est peu. J’espère que ça va permettre aux joueurs de se libérer. On reprend aussi un point aux Catalans, ce qui est important. Mais on va d’abord essayer de compter sur nos points forts" rassure Patrice Lagisquet, l’entraîneur du club sur le site officiel du BO.
Le déclic ?
Certains joueurs, Benjamin Thiéry en tête, parlent même désormais d’un déclic, peut-être obtenu lors de la dernière sortie du BO, dans le Stade Aguilera face à Bayonne. La physionomie de la rencontre pourrait en effet lancer enfin Biarritz. Pas seulement grâce à ce fameux point du bonus, obtenu pour la première fois de la saison. Mais surtout grâce à la manière dont a été remportée cette victoire (20-0). Aucun point encaissé, de la variété et de la surprise dans le jeu offensif, mais également un travail des avants toujours plus importants qui a assuré une conquête performante et fourni beaucoup de ballons aux lignes arrières. Surtout, psychologiquement, le déclic semble avoir eu lieu et les dernières semaines de compétition pourraient être acharnées entre Perpignan et Biarritz. "Un déclic a peut-être eu lieu. On avait un peu tendance à se décourager. On n’arrivait pas à concrétiser, on était fatigué et le moral baissait. Là, on a compris qu’on n’a rien sans rien et qu’il fallait redoubler d’efforts" conclut Benjamin Thiéry. Leur rencontre le 2 mai prochain promet déjà d’être explosive.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |