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Elles ne sont pas encore reconnues, mais ne devrait pas tarder à l’être. Alors que certaines têtes de série peinent à s’offrir une deuxième semaine de compétition, Tamira Paszek, Victoria Azarenka, Julia Vakulenko, Agnes Szavay ou Agniesza Radwanska, à peine 19 ans de moyenne d’âge, apportent un vent de fraîcheur à l’US Open. Profitant d’une deuxième moitié de tableau ouverte, loin de l’embouteillage des meilleures mondiales, ces demoiselles ont tiré leur épingle du jeu pour disputer, chacune, un huitième de finale en Grand Chelem, inédit dans leur carrière.
Sous le feu des projecteurs depuis la surprise créée face à Maria Sharapova, Agniesza Radwanska n’en est pas, par exemple, à son coup d’essai, ses victoires ponctuelles sur Anastasia Myskina ou Elena Dementieva, la saison dernière, témoignant du potentiel de la jeune polonaise. Placée sur le devant de la scène grâce à ce coup d’éclat, elle n’est cependant pas la seule à éclore sous le soleil de Flushing Meadows.
La confirmation ?
À 24 ans, la cinquantième joueuse mondiale, Julia Vakulenko, professionnelle depuis seulement quatre ans, semble enfin arriver à maturité. En franchissant pour la première fois de sa carrière le troisième tour d’un tournoi du Grand Chelem, elle couronne une année 2007 où elle a trouvé son rythme. Ses victoires face à Amélie Mauresmo et Dinara Safina à Berlin, ou son succès sur Kim Clijsters à Varsovie, lui ont donné la confiance qui semblait jusqu’ici lui manquer. Une confiance renouvelée aux États-Unis grâce à une partie de tableau sans grand obstacle jusqu’à présent, aucune tête de série ne s’étant dressé sur son chemin.
Son huitième de finale face à Agnes Szavay pourrait en revanche s’avérer plus problématique. Car la Hongroise n’a pas fait dans la demi-mesure au troisième tour, face à Nadia Petrova. La puissance de la Russe n’y a rien fait, deux petits sets ont suffit à la Hongroise pour libérer un peu plus cette deuxième moitié du tableau féminin (6/4, 6/4). Quant à Victoria Azarenka, elle n’a tremblé qu’un set face à Martina Hingis. Pleine d’audace, elle n’a laissé qu’un jeu à l’ancienne numéro un mondiale et accessoirement tête de série numéro 16, après avoir perdu la première manche (3/6, 6/1, 6/0).
Tamira Paszek, promise à un grand avenir
C’est d’ailleurs ce qui caractérise cette nouvelle génération de joueuses. Sans rien avoir à perdre, elles se lancent sans complexes dans la bataille. Le classement de l’adversaire importe peu. Elles connaissent leur potentiel et s’attachent à le mettre en œuvre sur le court. À ce petit jeu-là, Tamira Paszek semble la mieux placée. À seize ans à peine, elle se place parmi les meilleures débutantes cette saison avec un huitième de finale à Wimbledon et quelques belles performances au cours de l’année.
Audacieuse, combative, l’Autrichienne ne craint rien ni personne. À Dubai, elle avait ainsi crânement joué sa chance face à Justine Hénin, poussant la numéro un mondiale dans ses derniers retranchements, tout comme Maria Sharapova à Birmingham. Un brin frondeuse, elle entre sur le court sûre d’elle, motivée par une rage de vaincre à la hauteur de son potentiel. Une rage dont il lui faudra de nouveau faire preuve lors de sa rencontre face à Anna Chakvetadze… la révélation de l’année.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |