Pirès fait durer le plaisir
Barcelone nie un départ de Ronaldinho
Heitinga s’engage avec l’Atletico
Opération pour Ruud Van Nistelrooy
Messi rattrapé par un physique fragile
Barcelone revient sur le Real
À Madrid, tout le monde en convient. Le Real est aujourd’hui plus serein qu’il ne l’a jamais été depuis l’époque des Galactiques. Trois ans après les exploits de Zidane, Figo, Ronaldo et autre Roberto Carlos, les Merengues semblent avoir retrouvé une assise défensive et une efficacité devant, prêts à battre n’importe quelle équipe. Même le FC Barcelone, invaincu à domicile depuis 34 matchs, a dû laisser filer trois points au grand rival dans le Clasico hier soir (0-1).
Le Real en maître
Les efforts de l’ancien entraîneur du club de la capitale, Fabio Capello ont fini par porter leurs fruits. Le titre de champion d’Espagne sauvé en fin de saison dernière grâce à des buts inscrits dans les ultimes secondes des derniers matchs, flirtait avec le rocambolesque. La nouvelle suprématie des Merengues ne souffre plus d’aucune contestation. Le Real Madrid est redevenu le maître de la péninsule ibérique, grâce à une assise défensive solide.
En témoigne aussi la différence de points au classement qui sépare Raul et ses coéquipiers du Barça. Bientôt arrivé à mi-parcours, le Real Madrid possède sept longueurs d’avance sur son dauphin. Conscient que les Catalans devaient faire le jeu sur leur pelouse hier soir pour mettre à mal ses joueurs et revenir au classement, Bernd Schuster a fait confiance à la solidité de son bloc défensif, soutenu par les formidables Pepe et Sergio Ramos pour garder la "maison blanche". En peine pour trouver des espaces, les Catalans s’en sont souvent remis à leurs individualités pour faire la différence. Mais il en aurait fallu plus pour déstabiliser une arrière-garde impériale.
Exploitation optimale des compétences
"Que le Barça ne marque pas chez lui veut tout dire. Nous méritons cette victoire. Nous avons très bien travaillé en défense", a ainsi déclaré après la rencontre l’entraîneur du Real Madrid, bien conscient que tout s’est joué derrière. Dès lors, le talent de ses joueurs a fait la différence, comme sur le but de Julio Baptista (36e minute), mais aussi sur de nombreux autres contres, pour mettre à mal la défense du Barça. Au regard du nombre d’occasions, le Real aurait même pu alourdir le score.
Du Real Madrid 2007/2008 se dégage une sérénité nouvelle. Bernd Schuster semble avoir parfaitement compris comment utiliser au mieux les compétences de son groupe. Depuis les départs de Luis Figo et de Zinédine Zidane, le Real ne s’est jamais véritablement trouvé de meneur de jeu. Mais la vitesse d’exécution des Robinho, Sneijder, Baptista, Van Nistelrooy permet de rondement mener des contres et de laisser l’adversaire dans l’obligation de faire le jeu. Surtout lorsqu’il a les joueurs pour, comme Barcelone hier soir avec Deco ou Ronaldinho. Une leçon d’efficacité et de bonne gestion des avantages comparatifs qui pèsent lourd dans les têtes barcelonaises au lendemain d’un Clasico.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |