Lille se réjouit après 26 ans d’abstinence
La belle affaire de Lille
Fauvergue toujours à l’écart
La frustration lilloise grandit
Fauvergue paie sa rébellion
Nicolas Fauvergue - "J’en ai marre"
En 2007, le LOSC a écrit deux des plus belles pages de son histoire. Il y eut d’abord un mémorable huitième de finale de Ligue des champions contre Manchester United, perdu plus à cause d’un manque d’expérience qu’à cause d’un fond de jeu défaillant. Puis il y eut l’inauguration du magnifique centre d’entraînement de Luchin à la fin de l’été, envié par de nombreux coachs en France. Mais Lille semble également partie pour écrire une page bien plus sombre.
Et sa rédaction n’a pas commencé cette saison, mais bien sur la fin de l’exercice 2006/2007 lorsque le LOSC abandonna peu à peu les premiers rôles en championnat, pour terminer à une peu reluisante dixième place. Des cadres mentalement absents et des jeunes en quête de jeu permettaient d’expliquer les mauvaises performances d’un groupe qui semblait émoussé aussi bien au niveau des jambes que dans les têtes. La trêve est passée par là, avec son lot de départs et ses arrivées. Mais alors que cinq titulaires sont partis, avec Kader Keita, Mathieu Bodmer, Efstathios Tavlaridis, Mathieu Chalmé et Peter Odemwingie, une seule des recrues est alignée d’entrée de jeu à chaque match depuis le début de la saison : Franck Béria.
Recrutement peu convaincant pour l’instant
La balance est donc largement déficitaire. Patrick Kluivert et son palmarès est arrivé, mais quelques mois plus tard, deux petits buts occupent son tableau de chasse. Luis Yanes débarqué en grandes pompes cet été et annoncé comme l’une des révélations à venir de la saison a dû batailler contre les pépins physiques, pendant que Marco Maric et Emra Tahirovic se démènent en réserve pour retrouver un jour les pelouses de Ligue 1. Peut-être que la Coupe d’Afrique des Nations qui se tient au Ghana du 20 février eu 15 janvier et qui verra les départs dans les rangs lillois de Tony Sylva, Jean Makoun et Souleymane Youla permettra à certains de se faire une place. C’est en tout cas à espérer.
Pour se protéger, le staff lillois évoque la construction d’un projet sur moyen terme. Certes, mais les derniers résultats sont inquiétants. Avec trois victoires, neuf matchs nuls et cinq défaites, Lille ne peut pour l’instant espérer mieux qu’une dix-huitième place peu glorieuse pour un club qui cherche à devenir une référence en France et en Europe. En quête d’un nouveau stade, avant-gardiste en matière de communication, doté d’infrastructures modernes, le LOSC dont le slogan se veut être "l’histoire se joue maintenant" peine à écrire un scénario idyllique. La dernière fois que Lille s’est retrouvé relégable, c’était au cours de l’exercice 1996/1997. Cette année là, le club nordiste était descendu en division 2.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |