Le casse-tête manceau
Le Mans pressé par son besoin de croissance
Lyon se heurte au mur sarthois
La CAN fait mal au Mans
Pari réussi pour Rudi Garcia
Pelé et Cerdan privés du Vélodrome
Le Mans vient de perdre bien plus qu’un billet pour la finale de la Coupe de la Ligue. En pleine croissance, le club sarthois a besoin de matchs références, de finales, de qualification pour une Coupe d’Europe. Le 5-4 d’hier soir restera probablement gravé dans les mémoires mancelles pour de longues années, mais en tant que souvenir douloureux. Une affiche face au Paris Saint-Germain au Stade de France aurait permis au MUC de disputer sa première finale d’une coupe nationale, et donc, de franchir une nouvelle étape.
En plus de l’impact psychologique néfaste laissé par une élimination à trois minutes de la fin des prolongations, les Manceaux vont vite devoir récupérer physiquement. Entre Grégory Cerdan, sorti sur blessure à l’heure de jeu, Jean Calvé usé et dépassé par les montées remarquables de Nadir Belhadj, et les douleurs de Marko Basa sur la fin du match, la défense sarthoise risque d’avoir les jambes lourdes ce week-end-end face à Strasbourg. Et comme la profondeur de banc, surtout derrière, est loin d’être l’atout numéro un du MUC cette saison, les échéances à venir s’annoncent compliquées pour les hommes de Rudi Garcia.
Beaucoup à y perdre
Incontestablement tourné vers le haut du classement, en quête d’Europe, le MUC aura du mal à tenir son rang. Quatrièmes après 26 journées, les Sarthois voient revenir à grandes enjambées dans leurs rétroviseurs, l’Olympique de Marseille. L’OM est placé en embuscade à un point derrière. Mais alors que la défense sarthoise semble traîner la jambe, Rudi Garcia sait qu’il peut compter sur un potentiel offensif exceptionnel pour aller décrocher un billet pour l’Europe.
Si Le Mans possède la deuxième plus mauvaise défense de l’élite avec 34 buts encaissés, ses armes offensives font florès depuis le début de la saison, à l’image de Tulio de Melo, auteur de 11 réalisations en championnat. Hier soir encore, la paire Romaric-Sessegnon dans l’entre-jeu, a prouvé qu’elle était l’une des plus efficaces de l’Hexagone dans la distribution du jeu. Le milieu de terrain béninois à d’ailleurs souvent servi Gervinho, assurant des décalages fort perturbants pour la défense lensoise (34e, 39e et 71e). A n’en pas douter, Le Mans devra miser sur son attaque plutôt que sur sa défense pour enchaîner les bonnes performances.
À douze journées du terme de la saison, Le Mans dispose des cartes en main pour remplir son objectif du début de saison qui était d’accrocher un wagon européen. La croissance mancelle est d’autant plus nécessaire pour les dirigeants du club, qu’en cas de désillusion, ils risquent d’avoir bien des difficultés à garder en juin prochain des éléments clés comme Ndri Romaric, Tulio de Melo ou Stéphane Sessegnon. Le Mans a beaucoup à gagner et surtout beaucoup à perdre.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |