Une défaite lensoise pour se relancer
Frédéric Déhu à la retraite
Loïc Rémy profite de l’hospitalité nordiste
Lens a de bons côtés
Lens remporte le derby contre Valenciennes
Julien Sablé - "Il faut sauver le club" (vidéo)
Le début de saison du RC Lens est des plus tumultueux et s’inscrit dans la continuité d’un mois de mai angoissant. La course perdue à la Ligue des champions aurait-elle laissé de graves plaies à la formation lensoise ? C’est une explication exploitable, mais au vu du renouvellement d’effectif qui s’est opéré du côté de Bollaert, cette éventualité ne semble pas retenir la priorité de cette analyse. Dix-huitième après quatre matchs, deux nuls et deux défaites, le malaise nordiste est avant tout collectif. Et par ce dernier qualificatif, le staff technique est aussi visé. Après de multiples rebondissements pour accéder au poste, Guy Roux, a finalement préféré arrêter l’aventure ne se sentant pas les capacités, notamment physiques, pour continuer. La décision lui appartient. Mais son manquement aux exigences du plus haut niveau n’ont pas du favorisé l’entrée en matière des joueurs lensois.
Pourtant, une faiblesse ressort du jeu de la formation nordiste. Elle n’explique pas tout, mais au moins les carences du secteur offensif. Le manque cruel de créativité au milieu du terrain a ainsi pour principale répercussion un manque de ballons exploitables offerts à Aruna Dindane et Bonaventure Kalou, et des attaques qui vont très vite vers l’avant, sans toujours la construction nécessaire. Positionné en 4-4-2, Kanga Akalé occupe l’aile droite, tandis qu’Olivier Monterrubio est placé à gauche. Ces deux joueurs sont deux purs ailiers de formation, qui se révèlent très efficaces pour déborder et centrer, mais ne repiquent que très occasionnellement dans l’axe, et n’ont pas pour vocation de prendre le jeu à leur compte. Quant aux deux milieux récupérateurs, Julien Sablé et Nenad Kovacevic, ils remplissent leur rôle de ratisseurs, ne prenant que rarement part aux actions offensives.
La solution Eric Carrière ?
Le RC Lens se retrouve dans cette situation suite au départ de son milieu Seydou Keita pour le FC Séville à l’intersaison. Ce dernier, milieu récupérateur à l’origine, a pris au cours de la saison dernière une envergure beaucoup plus importante, et a su être le lien qu’il manque actuellement entre les pointes et le milieu. Capable de porter le ballon, de distribuer, il a occupé un poste proche de celui de milieu offensif, ce qui lui a, notamment, permis d’être souvent décisif (ndlr : il a marqué 11 buts la saison passée). C’est d’ailleurs à ce poste qu’il devrait évoluer dans le club andalou, et, ainsi s’affirmer sur la scène européenne.
Aujourd’hui, le seul joueur dans l’effectif Sang et Or qui pourrait tenir ce rôle de créateur, et qui possède réellement les aptitudes d’un numéro dix organisateur est Eric Carrière. À 34 ans, ce joueur a déjà prouvé à Nantes qu’il pouvait tenir les rênes d’une équipe. Titularisé à une seule reprise par Guy Roux lors de la première journée contre Bordeaux, il avait réussi une prestation terne et n’avait donc pas été reconduit. Reste à savoir si le successeur de ce dernier à la tête de Lens, Jean-Pierre Papin, entraîneur réputé défensif, aura à cœur de mettre en place un schéma différent. Une chose est sûre, quel que soit le dispositif, le RC Lens doit réagir et enfin lancer sa saison, et cela passe par une victoire, et donc des buts…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |