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Football - Coupe de la Ligue
Monaco-Lens
Le Rocher s’effrite un peu plus
La Page des Sports - Le 31 octobre 2007

Entre deux équipes en difficulté ces dernières semaines, c’est Lens qui a sorti son épingle du jeu. Dominateurs en première période mais rattrapés par la fatigue durant les 45 dernières minutes, les Sang et Or ont finalement fait tomber une formation monégasque volontaire mais connaissant toujours autant de difficultés à faire le jeu (2-1).


La feuille de match

Monaco 1-2 Lens (mi-temps : 0-1)
Buts : Piquionne (67e) pour Monaco, Boukari (15e), Carrière (83e) pour Lens

Arbitre : Philippe Malige

Avertissements : Perez (81e) pour Monaco, Coulibaly (35e), Demont (41e), Kovasevic (59e), Monterrubio (90e) pour Lens

Monaco : Roma(c), Muratori, Monsoreau, Modesto, Adriano, Meriem, Perez, Leko (Piquionne 62e), Ménez (Pino 89e), Gakpé (Nene 84e), Köller. Entr. Ricardo

Lens : Le Crom, Coulibaly, Aubey, Bisevac, Demont (c), Sablé (Carrière 56e puis Keita 86e), Lacourt, Kovacevic, Boukari, Monterrubio, Dindane. Entr. : Jean-Pierre Papin

Monaco a perdu la recette. À l’extérieur ou à domicile, en championnat comme en Coupe de la Ligue, l’ASM n’arrive plus à gagner. Même lorsque son adversaire le laisse revenir dans son sillage après une grosse période de domination quasi-stérile ou que les occasions, denrées rares sur le Rocher, se multiplient. Bousculés par le 4-3-3 mis en place par Jean-Pierre Papin en début de rencontre, pris de vitesse par une formation lensoise solidaire, cherchant à faire du jeu et surtout un trio d’attaquant puissant et percutant, les Monégasques n’ont que rarement eu la tête hors de l’eau durant la première mi-temps. Seul souci, dès lors que les Lensois se sont davantage concentrés à gérer leur avantage acquis dès la quinzième minute par Boukari, les Rouge et Blanc n’ont pas trouvé beaucoup plus de solutions pour revenir à la marque.

Car encore une fois, les Monégasques ont eu du mal à sortir tout au long de la rencontre. Malgré la volonté d’un Jan Köller véritable pivot du secteur offensif monégasque et l’entrée de Frédéric Piquionne à l’heure de jeu. L’ancien Stéphanois a apporté le mouvement et la profondeur demandés par Ricardo. Mais après dix minutes d’intense activité, rapidement couronnée par une frappe détournée dans son but par Coulibaly (67e) il s’est finalement éteint, laissant Monaco retomber dans les mêmes travers que depuis le début de la rencontre. En difficulté pour porter le ballon vers l’avant, les locaux étaient en effet quasiment condamnés à l’exploit individuel pour arriver à marquer.

Impossible de faire la différence

Avec des latéraux toujours aussi hésitants à monter et des récupérateurs ne participant que peu à l’effort offensif, les remontées de balle se sont avant tout concentrées sur Camel Meriem et Jérémy Ménez. L’équipe évoluant très bas, les ailiers étaient donc obligés de partir de loin, tout comme les attaquants monégasques. Souvent lancés d’à peine plus loin que le rond central, ni Jan Köller ni Serge Gakpé puis Frédéric Piquionne ne pouvaient trouver facilement la faille au sein d’une bonne défense lensoise, hormis sur des longs ballons. Certes plus volontaire dans la percussion et décidé à se montrer plus pressant, le bloc monégasque a fait preuve de trop de statisme pour faire la différence.

Camel Meriem n’a que très peu pesé sur le jeu alors que Serge Gakpé a eu du mal aux côtés de Jan Köller. Aucun joueur, si ce n’est Jérémy Ménez n’a véritablement réussi à créer le décalage. L’international espoir reste ainsi la principale arme de son équipe. Très actif sur son côté gauche, il parvient non seulement à créer des espaces par ses dribbles mais également à attirer à lui une bonne partie de la défense, offrant ainsi un peu plus de liberté à ses coéquipiers. Mais l n’a pas pu faire la différence ce soir à Louis II, même s’il a bien été épaulé par Jan Köller. Plus que ce rôle de tour de contrôle qu’on lui attribue trop limitativement, le Tchèque se transforme peu à peu en organisateur du secteur offensif. Constamment au pressing, c’est lui qui récupère le ballon dans les pieds d’Éric Carrière avant de servir Frédéric Piquionne sur le but monégasque, il donne l’exemple au reste de son équipe. Obligé de se battre avec des ballons qui lui sont arrivés souvent trop loin des buts, il a toutefois montré beaucoup de choses encore ce soir. Encore une fois pourtant, Monaco sort d’une rencontre avec la défaite, la sixième en sept rencontres, toutes compétitions confondues.

Marie Ange Kostoff

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