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Le XV de France entre espoirs et reconstruction
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Le XV de France sur la touche
Un retour aux sources face aux Gallois
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Le monde lui a échappé, mais l’équipe de France a désormais l’occasion de réaffirmer sa suprématie sur l’Europe, et de remporter un troisième Tournoi des VI Nations consécutif. Une première dans l’histoire du Tournoi des VI Nations. Mais avant de songer à une quelconque victoire finale, ce sont les préceptes d’une autre philosophie que le nouveau staff dirigeant de l’équipe de France souhaite enseigner à ses joueurs. "On veut faire du jeu, mettre l’accent sur l’attaque. La priorité est mise sur le libre-arbitre laissé aux joueurs. Il faut s’éclater en prenant des décisions, des initiatives" assène le troisième ligne Elvis Vermeulen. Le discours des joueurs, désireux de prendre une revanche sur le Mondial 2007, comme celui des dirigeants, qui ont allié le geste à la parole en composant une équipe offensive, est sans équivoque. À cela, il faut ajouter l’identité du premier adversaire de la France, l’Écosse, réputée pour être une équipe qui ne ferme pas le jeu, et qui offre ainsi aux Bleus l’occasion de tester rapidement leurs capacités à appliquer sur le terrain ce qu’ils s’acharnent à répéter depuis plusieurs semaines.
Travailler les bases et le combat avant le jeu
Mais le manque d’automatismes et de travail collectif, l’équipe de France n’a eu qu’une petite semaine pour préparer cette première rencontre face à l’Écosse, risque de freiner les Tricolores. Tout comme les conditions climatiques qui ne seront pas idéales pour développer un jeu léché et enlevé. "Tout va très vite. Le ballon glisse et cela rend difficile sa conservation et il faut rester concentré du début à la fin" explique encore Elvis Vermeulen. Le XV de France veut produire du jeu, mais avant cela, il lui faudra soigner ses bases et surtout s’impliquer totalement dans le combat. La ligne d’avants et son efficacité en conquête, se présentent donc comme les clés de la rencontre face à l’Écosse. La présence de l’expérimenté Williams Servat au talonnage, pour soutenir et encadrer les deux piliers néophytes, Julien Brugnaut et Lionel Faure, devient alors d’autant plus précieuse pour l’équipe de France.
Il s’agira davantage de s’adapter à l’adversaire et aux conditions climatiques en cherchant avant tout la précision. S’appuyer sur un jeu court, assurer ses passes, et pour cela toujours trouver du soutien pour continuer à avancer. Lors de la Coupe du monde, le manque de réactivité de certains joueurs et surtout ce manque de soutien récurrent avait empêché les Tricolores de se montrer plus offensifs et efficaces. Marc Liévremont et Émile Ntamack ont choisis des joueurs, tels Fulgence Ouedraogo, Julien Malzieu ou encore Cédric Heymans et Vincent Clerc, attirés vers l’avant comme des aimants, pour résoudre ce problème. "On s’est appuyé sur certains messages mais il manquera des repères et une dimension stratégique." L’entraîneur des arrières concède que tout ne sera pas parfait. Mais qu’il faut bien tenter et oser pour avancer.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |