
Le démarrage a été un peu lent, mais Perpignan a désormais trouvé son rythme de croisière. Onzième du championnat après la septième journée, les Catalans flirtaient avec la zone de relégation. Un peu plus de deux mois plus tard, les Sanq et Or sont dans la peau d’un potentiel demi-finaliste du championnat grâce à une belle série d’invincibilité. Les six matchs consécutifs sans défaites n’ont pas toujours été une partie de plaisir pour les Perpignanais et les succès sont encore parfois difficiles à obtenir, à l’image de la victoire sur Auch (28-23) ou Bourgoin (10-9), mais la dynamique est désormais lancée. Et en même temps que les résultats se font meilleurs, les ambitions renaissent au sein de l’effectif de Jacques Brunel. "Qui peut aujourd’hui douter que l’on peut faire quelque chose ? Est-ce qu’on le fera ? Je n’en sais rien. On a besoin de cette victoire car on est dans un contexte délicat. Ce n’est pas facile tous les jours. J’espère qu’avec cette performance, tout le monde va pousser derrière l’USAP" espérait l’entraîneur catalan après la victoire de son club à Paris.
Un déclic capital
De l’aveu des joueurs comme du staff dirigeant, cette victoire à Jean Bouin (23-12), face à un Stade Français jusqu’alors invaincu, a été l’un des facteurs déclenchants de la réussite perpignanaise. En voie de rétablissement avant ce déplacement dans la capitale, les Catalans ont compris qu’ils avaient les moyens de voir plus haut et ont enchaîné les succès importants, que ce soit face à Montpellier (27-6) ou Bourgoin (10-9). "Oui, Paris a été le début de quelque chose" estime Julien Candelon, ailier perpignanais sur sport365.fr. "L’infirmerie s’est énormément vidée. Cela a permis à certains joueurs de souffler. D’autres ont été remis en concurrence. Nous avons pu travailler avec un effectif quasiment au complet. Cela a amené plus de sérénité mais aussi plus de complications aux entraîneurs pour faire l’équipe." Le travail, notamment physique, effectué depuis le début de la saison, a payé et les choses se mettent progressivement en place.
Un état d’esprit retrouvé
Mais c’est surtout dans les têtes que le déclic s’est semble-t-il produit. Avec la confiance, l’état d’esprit perpignanais a globalement changé et les effets n’ont pas tardé à se faire ressentir sur le terrain. Grâce à un pack de nouveau serein et très performant, la conquête est bien meilleure, tout comme la maîtrise catalane sur le jeu. Les sorties des Sanq et Or ne sont pas encore toujours marquées par l’efficacité offensive, mais la solidité de l’équipe n’est plus à prouver. Combatifs, solidaires, les joueurs proposent à leurs adversaires une formation particulièrement difficile à bousculer. Rassurés sur leurs capacités à tenir un résultat, les Perpignanais ont surtout gagné en réussite, ce qui leur permet maintenant de faire la différence dans des matchs serrés.
"Longtemps, nous n’avons pas eu trop de réussite alors que nous avions de bonnes intentions. En ce moment, ça nous sourit un peu plus, on en profite" s’encourage le demi de mêlée catalan, Nicolas Durand, sur rugbyrama. Désormais l’USAP espère pouvoir profiter de la dynamique ascendante qu’il suit depuis la fin du mois de janvier, que ce soit en Europe, face aux London Irish qu’il affronte samedi en quart de finale de la H-Cup, mais surtout dans le Top 14. Quatrième du championnat, avec deux points d’avance sur Biarritz, Perpignan est encore loin d’avoir validé son billet pour les demi-finales, même si, sur ce qu’il a démontré depuis plusieurs semaines, il semble idéalement placé pour atteindre le dernier carré pour la première fois depuis 2006.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |