Coupe Davis – La France à la conquête de l’Amérique
Roddick renonce aux JO
Federer, numéro un pas si menacé que ça
Roddick et Connors se séparent
Les États-Unis accueilleront la France en indoor
Le service-volée tente un retour gagnant
L’évènement est assez rare pour être souligné. Pour la première fois depuis 2005 et la finale de l’Open d’Australie qui avait eu lieu entre Marat Safin et Lleyton Hewitt, ni Roger Federer, ni Rafael Nadal ne seront en finale d’un tournoi du Grand Chelem. Au-dessus du lot, les deux premiers joueurs mondiaux n’ont laissé que quelques miettes à leurs rivaux ces trois dernières années. Triple vainqueur des Internationaux de France, Rafael Nadal s’est qui plus est affirmé sur le gazon de Wimbledon. Quant à Roger Federer, il est tout simplement apparu en finale de chacun des dix derniers tournois du Grand Chelem, remportant au passage huit titres. La onzième lui a cependant échappée, le Suisse ne trouvant pas les moyens de stopper un Novak Djokovic en grande forme.
Tout au long de la saison dernière déjà, le Serbe a suivi une courbe de progression constante. Il y a à peine un an, sur le court de la Rod Llaver Arena, celui qui n’était alors que 15e joueur mondial, tombait dès les huitièmes de finale, face au même Roger Federer (2/6, 5/7, 3/6). Puis Novak Djokovic a enchaîné les demi-finales à Roland-Garros et Wimbledon avant de rencontrer de nouveau le numéro un mondial en finale de l’US Open. Déjà la donne avait changé. Du joueur encore loin d’avoir les armes pour perturber le Suisse, Novak Djokovic est passé à celui capable de faire vaciller le maître du tennis mondial. La victoire n’était pas au bout mais elle n’était pas loin. Plus constant dans son jeu, il est devenu également plus serein dans sa tête. Et son succès sur le Suisse à Toronto, en finale du Masters Series du Canada (7/6(2), 2/6, 7/6(2)), n’a finalement fait que confirmer son potentiel face au numéro un mondial.
Djokovic a trouvé les clés de la victoire
Le Serbe a semble-t-il franchi une nouvelle étape lors de cet Open d’Australie. Fort d’un tournoi commencé sans grande opposition, il a progressivement augmenté son niveau de jeu au fil des rencontres, pour finalement arriver en pleine possession de ses moyens face au numéro un mondial. "Je me suis montré patient et je ne l’ai pas laissé être agressif et faire le jeu. J’étais celui qui avait le contrôle du match" assurait-il après sa victoire en demi-finale. En quelques semaines, son jeu a encore évolué et gagné en maturité, mais c’est surtout dans sa manière d’aborder et de disputer les grands rendez-vous qu’il a considérablement changé.
"J’essaie de rester positif d’un bout à l’autre de ma rencontre et de ne pas avoir de baisse de régime dans mon jeu, comme je le faisais lors de mes précédents matchs (…) À l’US Open, je n’étais pas capable de rester concentré et ça m’a coûté la victoire." L’expérience de ses précédentes demi-finales a beaucoup aidé le numéro trois mondial, qui a démontré aujourd’hui qu’il avait non seulement les capacités techniques, mais surtout mentales, pour prendre le dessus sur Roger Federer. Et certainement pas seulement le temps d’un match.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |