Guy Novès, roi de la vitesse
Pelous est encore vert
Toulouse fait profil bas
Elissalde, un homme d’ouverture
Toulouse ne baisse pas la garde
Médard sort de l’ombre
Pas le temps d’atteindre sa majorité toulousaine que voilà Frédéric Michalak pressé d’obtenir son émancipation. Il faut dire qu’après 17 ans flanqué du maillot des rouges et Noirs, le jeune tricolore a légitimement besoin d’aller voir si l’herbe est aussi verte ailleurs. Et ce, même si cette envie de nouveaux horizons signifie changer d’hémisphère en s’engageant pour un an chez les Natal sharks et couper le cordon avec ceux qui l’ont "nourri" depuis sa plus tendre enfance. "Le stade Toulousain perd un homme car Fred est devenu un homme, mais on sait qu’il va véhiculer les valeurs du club sur tous les terrains du monde" regrette déjà Guy Novès, qui espérait retrouver un demi d’ouverture plus motivé que jamais après son retour de blessure.
Mais ce sont les requins sud-africains qui devraient profiter de cette envie de changer d’air du tricolore. Il faut dire qu’avec les mois de galère passés et à venir, on ne peut reprocher à Frédéric Michalak de chercher à passer un cap, non seulement sportif mais également psychologique. Oublier la blessure physique en se lançant dans un nouveau défi, passer le cap de l’enfance pour se lancer dans le grand bain, c’est le meilleur moyen qu’a trouvé le Toulousain pour donner un nouveau souffle à sa carrière.
Franchir un cap
Par ce nouveau départ, Frédéric Michalak se prouve aussi à lui-même et surtout aux autres qu’il se veut un joueur capable de davantage que quelques coups de génie trop disparates. Et surtout qu’il cherche à s’imposer dans le Super 14, championnat le plus difficile au monde où le défi physique risque d’être le plus compliqué à relever pour l’international tricolore. Fragile depuis plusieurs mois maintenant, il va se mesurer à des monstres physiques dès l’année prochaine, devoir rapidement se remettre à niveau et s’aguerrir s’il ne veut pas sombrer et gâcher cette année 2008 qu’il passera chez les professionnels des Sharks. Mais là encore, l’exigence du rythme mené par coéquipiers et adversaires ne pourra lui être que bénéfique, lui qui a souvent été raillé par les amateurs de rugby, induisant parfois qu’il préférait les séances de photos aux séances de musculation…
S’éloigner pour grandir en Bleu
Seul bémol de ce départ dans l’hémisphère sud, sa probable absence du tournoi des VI Nations 2008 et son éloignement naturel du XV de France. A des milliers de kilomètres de Bleus, il lui sera difficile de rester en phase avec les hommes de Bernard Laporte mais il est prêt à faire le sacrifice de quelques semaines de compétition avec l’équipe de France, d’autant plus que le jeu en vaut la chandelle et que le sélectionneur tricolore lui a d’ores et déjà confirmé qu’il comptait sur lui pour la Coupe du monde. L’ancien entraîneur du Stade français sait également qu’il récupérera un joueur qui aura non seulement grandi dans sa tête mais aura également pris du volume, de l’expérience et de l’agressivité en affrontant chaque semaine des joueurs du plus haut niveau international. Peu ferait la fine bouche en retrouvant un élément qui pourrait lui fournir des informations précieuses sur les meilleurs joueurs du monde. Même si Michalak doit devenir un requin pour cela…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |