Massa fort comme un Turc
Istanbul n’est pas Byzance pour les pneus
Super Aguri rend les armes
Ferrari prudemment devant
Renault sur la bonne voie
La Formule 1 attend l’Europe pour s’exprimer
Avec le retour de Fernando Alonso chez Renault, Lewis Hamilton pensait avoir la paix chez McLaren. Vice-champion du monde en titre, roi de la constance la saison dernière, le jeune Britannique espérait ne craindre qu’une saine concurrence l’obligeant à conserver un niveau élevé face à son nouveau coéquipier Heikki Kovalainen. Les déclarations du Finlandais, rappelant à qui veut l’entendre qu’il lui fallait un long temps d’adaptation à sa nouvelle voiture avant de pouvoir lutter pour la victoire, lors de la préparation de la saison, semblaient même offrir au protégé de Ron Dennis quelques mois de compétition relativement tranquilles.
Après trois courses, si le bilan comptable est parfaitement équilibré entre les deux coéquipiers qui comptent tous deux 14 points au compteur, c’est bien Heikki Kovalainen qui s’affiche comme le pilote le plus régulier et s’avère bien plus dangereux que prévu pour Lewis Hamilton, auteur de deux dernières courses peu enthousiasmantes, voire cafouilleuses. "Au total, il est avec nous depuis onze semaines, et il devient de plus en plus fort. Le sentiment au sein de l’équipe et que nous n’avons pas encore vu tout son potentiel" confirme d’ailleurs MartinWhitmarsh, le directeur de McLaren sur le site officiel de l’écurie.
Kovalainen prend confiance
Contrairement au début de la saison dernière, que le Finlandais avait raté, victime d’une pression visiblement trop intense sur les épaules, il profite cette fois de l’expérience acquise en 2007 pour se montrer d’une stabilité intéressante pour les Flèches d’Argent. Toujours dans les points depuis le début de la saison, Heikki Kövalainen ne propose pas toujours les courses les plus spectaculaires, mais mise sur la continuité et la sécurité, pour assurer un minimum pour son écurie et monter tranquillement en puissance. Flavio Briatore, son ancien directeur d’écurie, craignait une trop forte concurrence pour Fernando Alonso et n’a pas hésité à le laisser partir vers la concurrence, afin de préserver la tranquillité du double champion du monde espagnol. Le nouveau pilote McLaren n’a pas tardé à prouver qu’il avait de l’ambition et comptait bien l’assouvir avec les Flèches d’Argent.
Car en plus de la sécurité qu’il offre à son écurie, il affiche également une rapidité indéniable, que ce soit en qualifications lors desquelles il n’a jamais terminé en-dessous de la sixième place, ou en course. La semaine dernière sur le circuit de Bahreïn, il n’a rien pu faire pour suivre le rythme des BMW, mais a ainsi montré qu’il pouvait pousser sa voiture et rivaliser de rapidité en réalisant le meilleur tour en course, et en se plaçant parmi les plus véloces dans les différents secteurs de la piste.
Une concurrence mieux gérée ?
La concurrence s’annonce donc finalement rude pour Lewis Hamilton qui peut se méfier du potentiel de Heikki Kovalainen. La nouvelle est plutôt bonne pour McLaren qui est sûre désormais d’avoir recruté un pilote capable d’instaurer une belle dose de concurrence en ses rangs. "Nous n’avons pas encore vu tout son potentiel. Lewis le pense également, et c’est bien parce qu’il sait qu’il doit hausser son niveau. Tant Heikki que Lewis ont beaucoup appris pendant les 20 Grands Prix qu’ils ont disputé. Ils sont profondément ambitieux, et je sais que les équipes disent toujours que leurs pilotes s’apprécient, mais tout le monde chez Vodafone McLaren Mercedes peut sentir l’admiration mutuelle qui existe entre eux. Ils veulent tous les deux battre l’autre mais ils sont ouverts et fair-play, donc il y a beaucoup de points positifs" se délecte d’ailleurs Martin Whitmarsh. L’écurie britannique a géré une concurrence effrénée la saison dernière. En théorie, elle sait donc comment trouver son équilibre dans ce genre de situation…Pour l’utiliser à son propre profit.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |