Strasbourg dans une situation très préoccupante
Strasbourg se cherche un sursaut
Strasbourg de nouveau en difficulté
Le joker Santos devient une carte maîtresse
Match historique à Strasbourg
Strasbourg entre éclat et discrétion
Disposer d’hommes de banc efficaces permet souvent de faire la différence. Avec Alvaro Santos, le RC Strasbourg a semble-t-il trouvé le joueur qu’il lui fallait. Le week-end dernier face à Saint-Étienne, le Brésilien a ainsi conforté la victoire d’Alsaciens jusque là gênés par leurs visiteurs, en marquant à la 86e minute avant d’offrir le dernier but à Jacob Mulenga à l’aube des arrêts de jeu (90e). Une belle performance, surtout pour un joueur qui n’a passé que 19 minutes sur la pelouse de la Meinau lors de cette 24e journée.
Malgré un temps de jeu limité (36 minutes en moyenne depuis le début de la saison), l’ancien Sochalien se montre à son avantage lors de chacune de ses sorties. Il n’a fait trembler les filets qu’à quatre reprises en 16 apparitions en Ligue 1 avec le Racing, mais peut se targuer de toujours influencer le jeu de son équipe par son activité. "Je sais que les attaquants sont reconnus par le nombre de buts qu’ils marquent" regrette-t-il sur le site officiel du club. "Mais je pense qu’il faut aussi regarder leur influence dans le jeu de l’équipe et leur participation."
Davantage de temps de jeu ?
Alvaro Santos n’a toujours pas gagné ses galons de titulaire au sein de l’attaque alsacienne, barré par Wason Renteria ou encore Kevin Gameiro, mais son influence grandissante, et surtout le caractère de plus en plus décisif de ses prestations, devraient lui offrir un temps de jeu plus conséquent. S’il n’est pas aussi rapide que ses compagnons d’attaque, le Brésilien se signale avant tout par une activité débordante et une intense pression physique imposée à ses vis-à-vis. Très technique, il possède une excellente conservation de balle qui lui permet d’être un point d’ancrage particulièrement efficace devant les buts adverses. Certes buteur, le Strasbourgeois ne rechigne pas à se mettre au service de ses coéquipiers, et à servir le collectif avant tout. "Je suis un joueur qui dépend de l’équipe, comme tous les autres. Je ne peux pas jouer tout seul (…) Être décisif c’est marquer, bien entendu, mais pas seulement. C’est aussi récupérer un ballon, aider ses coéquipiers."
L’attaquant strasbourgeois semble ainsi particulièrement à l’aise, non plus lorsqu’il est seul en pointe, mais davantage lorsqu’il évolue un cran en dessous, voire légèrement excentré sur la droite, en point d’appui d’un attaquant. Ce n’est pas un hasard s’il a distillé quasiment autant de passes décisives (trois) que de buts (quatre), tant il participe au jeu dès lors qu’il entre sur la pelouse et s’insère avec facilité dans le schéma de jeu mis en place par Jean-Marc Furlan. "Pour un club, c’est une pépite d’or. Il est totalement mature, fédérateur. C’est un vrai bonheur à entraîner" se réjouit le technicien alsacien. Pourtant, il ne l’a titularisé que cinq fois depuis son arrivée en août dernier. "Il est peut-être un peu en méforme, ce qui arrive dans une carrière. Mais ensuite, on voit combien il est précieux" se justifie-t-il. Après deux buts et une passe décisive lors des deux derniers matchs, pour seulement 35 minutes passées sur le terrain, l’entraîneur strasbourgeois pourrait rapidement revenir sur sa décision de faire passer plus de temps à Alvaro Santos sur le banc que sur le terrain.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |